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Yasmine
« Je revais d'être danseuse classique. »
INTERVIEW / ARNAUD BÉNUREAU *
PHOTO / MYSTERDAM POUR KOSTAR


Aujourd’hui, tu es l’égérie des productions Marc Dorcel. Mais adolescente, en quoi te rêvais-tu ?  Je voulais être sur scène, danser. Je rêvais d’être danseuse classique. J’aime la grâce des danseuses. Aujourd’hui, je m’exprime avec mon corps. Mais différemment.

À travers ton statut, as-tu l’impression d’être à la mode ?  Être l’égérie des productions Dorcel me permet d’être davantage connue dans les médias traditionnels. En ce sens, je suis peut-être la fille du moment. Par contre, je ne me dis absolument pas que la star, c’est moi.

Cette étiquette d’actrice porno a-t-elle tendance à te déranger ?  Pas du tout. Je fais un métier que j’aime et surtout que j’avais envie de faire. Il y a bien évidemment des inconvénients, mais je pense que je m’en sortirai pas mal.

La preuve, en 2007, tu es au Festival de Cannes en compagnie de Melvil Poupaud pour le film de Danielle Arbid : Un homme perdu…  Je suis d’accord. Malgré tout, je suis une actrice porno à vie. Quelque part, je dérange. Certaines personnes trop fermées n’ont pas envie d’aller plus loin que leurs a priori. Évidemment, je voudrais faire une carrière de comédienne dans le cinéma traditionnel. Mais dès que nous venons du X, on ne nous prend pas au sérieux…

Comment avais-tu choisi ta tenue pour cette montée des marches ?  J’ai eu la chance de rencontrer Christophe Guillarmé. Je ne me suis donc pas trop pris la tête car toutes ses robes sont magnifiques. Et à chaque fois que je fais une sortie people, je fais appel à lui.

Et dans ta vie de tous les jours…  Dans ma vie privée, je suis une fille assez discrète. Je suis souvent en jean et en petit haut.

As-tu des marques préférées ?  Oui. Je peux les citer ?
Oui. n J’aime bien Guess ou Diesel. Après, il y a les grandes marques comme Chanel, Gucci… Mais là, ce n’est pas pour moi.

En raison de leur prix ?  C’est du luxe, donc c’est cher. Et forcément pas pour moi. Tu peux me croire.

Est-ce difficile de te déshabiller devant une caméra ?  Au contraire, ça m’excite. C’est pour ça pour que j’en suis là aujourd’hui. C’est grâce à ce fantasme que j’ai réalisé, avec mon copain de l’époque, mon premier film.

As-tu éprouvé la même facilité à te mettre nue lors de ce premier tournage ?  Tout à fait. Je suis libertine. Pour moi la nudité est naturelle. Après, cela peut paraître paradoxal, mais je suis une fille très pudique.

D’après toi, quel est le comble de la vulgarité vestimentaire ?  Le manque de style. Je préfère porter des petites choses qu’on trouve dans les grandes enseignes plutôt que de porter des vêtements très luxueux qui n’ont aucun style.

Tu dis ça par rapport à ton expérience cannoise…  Oui. Parce que franchement, j’ai vu des choses ! Ce n’est pas parce que ce sont des grandes marques que c’est forcément joli. J’en ai eu la preuve.

Pour finir, dans le milieu du x, vous arrive-t-il de vous crêper le chignon entre filles ?  Il y a beaucoup de jalousie. C’est un peu la jungle. Comme dans le cinéma traditionnel. C’est un tout petit monde et donc tout le monde se connaît. Mais les rumeurs, les ragots ne m’intéressent absolument pas.

The nurse, l’infirmière (Marc Dorcel Productions).
Interdit aux moins de 18 ans.