par Jackie Berroyer
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  Collaborateur régulier pour Hara Kiri, Libération et Actuel, auteur de romans, Jackie Berroyer participe pendant de nombreuses années à l’émission Nulle part ailleurs sur Canal+. le comédien livre ses humeurs dans kostar.




Si
vous
saviez
comme
je
me
fous
de
ma
taille.
Ça
ne
m’a
jamais
gêné.
  Vive Micoulix !
On se connaît à peine et, déjà, vous voulez tout savoir. 1m65, c’est ma taille. Je me rappelle avoir lu une interview d’un type pas plus haut que moi. On lui demandait : «Et si vous pouviez hein ? qu’aimeriez-vous changer ?» «15 cm de plus », répondait-il. Moi, si vous saviez comme je me fous de ma taille. Ça ne m’a jamais gêné. À part à certains concerts de rock où l’on reste debout. Il y a toujours quelques grands cons sans gêne et parfois avec des talons si c’est pas des chapeaux qui viennent se placer là, devant vous. Ils ont de la chance qu’il ne leur arrive rien. Ils ont de la chance de ne pas se trouver, comme ça, devant un petit qui soit un grand humilié, un qui au lieu de s’en foutre, comme moi, serait devenu, amer et revanchard parce qu’il a eu à souffrir de sa petite taille dans notre cruelle société et qui, devenu fou, leur piquerait la colonne vertébrale
à l’aide d’une aiguille cachée dans sa manche. Ils ont de la chance. Un grand coup dans la moelle épinière, ça vous paralyse à vie. Vraiment, ils ne se rendent pas compte.  Moi, si j’étais grand, je ne me placerais pas
comme ça devant les petits, d’abord par délicatesse, grâce à un certain savoir-vivre, mais aussi par prudence. Mais il faudrait aussi que je sois un grand : pas con. Au fond, peut-être faut-il avoir été petit pour sentir ça. Alors allez trouver des concerts de rock ou pop sans chaise où tous les grands seraient des types qui, dans une autre vie, auraient été petits et qui auraient des réminiscences, ce n’est pas évident. C’est pour ça que je sors peu ces derniers temps.  Je ne suis pas complexé par ma taille, mais j’éprouve un peu de gêne à montrer les cicatrices de mon Micoulix. Il y a maintenant une vingtaine d’années, j’ai été opéré d’une appendicite, puis réopéré deux jours plus tard pour une péritonite, le chirurgien avait dû laisser un mégot dans ma panse ou une capsule
de coca. Allez le prouver…  Toujours est-il qu’il a fallu m’arracher de cette clinique de Romorantin pour m’amener fissa à l’hôpital Saint-Antoine de Paris pour m’ouvrir une troisième fois. À la couleur de mon visage, les infirmiers qui m’ont brancardé ont pensé que j’étais cuit. Et c’est là qu’intervient Micoulix. C’est le bonhomme qui a donné son nom
à une opération. On fait un gros trou dans le bas du ventre et l’on remonte un peu à la manière de Jack l’éventreur. Moi, j’étais Jack l’éventré. On balance un antibiotique là-dedans, on refait d’autres petits trous dans les flancs, on installe des drains et le bonhomme est sauvé. Sinon, deux heures plus tard, ça virait en septicémie et, adieu, je n’aurais connu ni Nantes ni les femmes qui m’ont aimé après celle qui me trompait pendant ma convalescence.
Décembre 2006



«Alors
Jackie,
t'as
pas
de
BM...?»
  Transports
Approchez, tonton va causer. Le cinéaste Malik Chibane me raconte : «À Sarcelles, où j’habite et où je me sens très bien, on me dit de temps à autre : Qu’est-ce que vous faites là ? Ça veut dire : vous qui faites des films, vous qui apparaissez dans les media, pourquoi êtes vous encore ici ?» Moi, il m’est arrivé en faisant mes courses d’entendre des jeunes filles : «Jackie à Monoprix ! j’y crois pas !» Des jeunes en deux roues qui me voyaient dans une voiture banale venaient me dire à la portière : «Alors Jackie, t’as pas de BM… ?»  Un jeune flic à Lyon me voyant mal respecter un stop m’arrête, me demande les papiers, je les avais oubliés à l’hôtel. Il me reconnait et me laisse partir en me disant : «Jackie, quand on emprunte une voiture, on demande aussi les papiers». Pour lui également, je devais avoir une BM. Et cette petite caisse ne pouvait pas être la mienne. Je suis un peu briseur de rêve. Depuis, la voiture m’a été volée, retrouvée puis détruite par la Préfecture parce que j’ai tardé à venir la récupérer.  J’ai connu des temps meilleurs, mais en ce moment je n’ai vraiment pas de moyens. Depuis quelques mois, on m’a proposé trois rôles au cinéma. Des petits rôles. Deux jours de tournage dans des films fauchés. Le trou se creuse à nouveau. Je suis dans le rouge. Pas d’économies. Un jour, je rencontre Philippe Meyer, un type sympathique et talentueux qui fait une émission de radio. Il m’invite à venir. J’ai souvent fait ça. Une émission où l’on passe de la musique. Je viens avec celle qui me plaît. Son assistant m’appelle, me donne la date, me réclame la liste. Je demande qu’on m’envoie un taxi ou qu’on me rembourse de celui que je prendrai. Je ne demande pas de cachet, je ne veux simplement pas payer pour y aller. C’est un peu humiliant d’avoir à demander. Souvent lorsqu’on nous invite dans des émissions de télévision par exemple, ça va de soi. On nous envoie un taxi. Plus tard, je reçois un e-mail. Pas de budget. Pas de taxi. Opération annulée. Je ne sais pas si Meyer croyait que j’allais venir en BM ou en métro. Il est possible qu’il ait pensé : «Il a raison, maheureusement Radio France ne veut pas raquer.» Mais j’ai tendance à imaginer un autre point de vue du genre : «Monsieur est bien exigeant ; il nous la joue prince, il lui faut un carosse. On l’aurait cru moins prétentieux ou moins mesquin.»  Un jour, un jour que j’étais libre, je veux dire libre affectivement, c’est-à-dire qu’en m’avançant vers une demoiselle je ne trompais personne, je fais l’approche d’une fille que je connaissais depuis longtemps. Une amie. Surprise, elle me dit : «On se connaît trop maintenant». Et puis elle me raconte qu’une fois, au début de notre relation, alors qu’on passait une soirée chez moi elle était prête. Mais je lui ai donné de l’argent pour prendre un taxi…  En offrant un taxi, je perds une gonzesse. En en demandant un, je perds de l’estime.
Février 2007



Des
idiots
d’hollywood
qui
ne
savent
plus
quoi
faire
de
leur
fric
  Faites gaffe à votre Solex
Paul Préboist

Si vous croisez mon ami Claude, ne lui demandez pas l’heure, ce serait tourner le couteau dans la plaie. Juliencourbé sous le poids de la vie, Claude traverse la rue pour aller de sa boutique jusqu’à l’immeuble où il habite. Huit jours par semaine, il vend des produits de qualité, pas très bon marché mais de qualité. Il dépanne, comme l’arabe du coin mais version chic. Il vend du vin, du bon vin. Il n’y connaît rien. Tout ce qu’il sait, c’est que c’est bon puisque ça vient de telle ou telle maison qui fabrique des produits pas très bon marché mais toujours de très bonne qualité. Dès qu’on lui demande un renseignement sur un vin qu’on s’apprête à acheter, il répond : ça c’est très bon, ça vient de chez untel. Aujourd’hui, il en a un peu marre de son commerce, il aimerait faire autre chose. D’autant plus qu’il est comme ça Claude, entreprenant voire chimérique, il aime se lancer dans des aventures, il veut créer des lieux, des commerces gracieux. Sa dernière idée : une sorte de club pour écrivains. Avec une cuisine sans fumée. Un peu comme une bibliothèque où l’on pourrait boire et manger. Il a bien avancé le projet.  Dès qu’il compose le code, un type le pousse vers l’intérieur, un autre posté là l’accueille, on lui passe une menotte, on l’attache à la rampe de l’escalier, on lui retire sa montre… Pendant un moment Claude se demande si ce serait pas son ex-gendre passant à l’action. Car une fille de Claude, la plus jeune qui fut un modèle courant d’adolescente en révolte, lui a tout fait. Allergique à l’école, elle a fugué et voulu tout vivre très vite. Très jeune, elle a recueilli deux chiens, puis est tombée très amoureuse, s’est retrouvée très enceinte. Les jeunes parents se sont vite embrouillés. Nous n’avons pas de leçon à leur donner mais. Aujourd’hui, malgré une main courante, on redoute une action du père de l’enfant qui ne supporte pas la séparation et dit qu’on lui vole son fils. Il a menacé tout le monde de toute sorte de choses.  Claude s’est également demandé si ses agresseurs n’allaient lui prendre les clés de la boutique pour aller faire la caisse. Il commence a en avoir marre de cette boutique qu’il tient pour couvrir ses frais divers, famille, dettes… Il a connu des périodes fastes dans ses entreprises. Et même une heureuse période en Californie, ses enfants allaient dans la même école que ceux de Zappa avec qui il était ami. D’ailleurs, chaque fois que les fistons Dweezil et Ahmet passent par Paris, ils viennent à la boutique lui faire la bise comme à un tonton de France. Il me raconte que vers la fin, lors d’une visite au musicien, Frank lui a dit en lui montrant son chien à ses pieds : «Il a un cancer comme moi. Je ne sais pas qui partira le premier».  Claude avait à l’époque une superbe montre Rolex d’un modèle particulier. Il la porte depuis une vingtaine d’années et s’y était attachée. C’est ce que venaient chercher les types. Parce que des idiots d’Hollywood qui ne savent plus quoi faire de leur fric sont prêts à payer des sommes folles pour des modèles rares. La sienne est une «Paul Newman» qui avait pris une valeur énorme. Il s’en doutait mais s’y était attaché.
Mars 2007



Dans
le
garage,
à
Reims,
ils
l’ont
eue
au
tournevis.
  Dispersion
Ma sœur était pliée de rire à mon arrivée à la gare d’Avignon. Je débarquais quatre ou cinq heures plus tard que prévu et ça ne l’étonnait pas de moi bien que ce ne soit pas mon genre. À l’heure ou j’aurais dû arriver, son mari m’avait téléphoné depuis la gare, en m’y attendant, je lui avais répondu que j’étais encore dans le train, qu’il avait un peu de retard mais que bizarrement je ne reconnaissais pas la végétation. Ça ne faisait pas très provençal. Et pour cause, j’étais près de la Suisse. Je m’étais trompé de train à Paris.  J’ai alors su à Bellegarde, non loin de Genève, que je pouvais prendre un train qui allait à Nice. Une voix sortait des haut-parleurs, j’ai noté les noms des gares desservies, j’en ai noté cinq, pas les trois dernières parmi lesquelles il y avait, pensais-je, Avignon, mais parmi les premières il y avait Saint-Raphaël. J’ai rappelé mon beau-frère pour lui dire d’aller m’attendre à la gare de Saint-Raphaël, tout près de notre but, mais j’ai appris quelque temps plus tard par un contrôleur qu’on arriverait à Saint-Raphaël vers 19 heures. En fait la voix avait oublié de parler d’Avignon. Ça n’allait plus du tout. Le jardin du souvenir allait être fermé. J’ai rappelé mon beau-frère qui fonçait vers Saint-Raphaël pour lui dire de faire demi-tour. Je suis arrivé à la gare d’Avignon vers 17 heures. On est parti en voiture.  C’est quoi le jardin du souvenir ? C’est un lieu près du crématorium de Vidauban, où l’on avait dispersé les cendres de mon père il y a quelques années. C’était le tour de ma mère, on allait les réunir. Au moment de ses obsèques à Reims en octobre, on s’était dit qu’on les réunirait symboliquement au printemps dans ce jardin.  En roulant, ma sœur m’a expliqué qu’avant de partir ils s’étaient intéressés à l’urne funéraire. Et s’étaient demandé comment ils allaient disperser les cendres. Impossible d’ouvrir l’urne. Elle était scellée. On aurait eu l’air fin dans le jardin avec une urne qu’il aurait était impossible d’ouvrir. Dans le garage, à Reims, ils l’ont eue au tournevis. Et à l’aide d’un entonnoir, ils ont mis les cendres dans une bouteille d’Evian (la forme). Elle ne contenait pas tout. Ils en ont laissé dans l’urne. Ma sœur m’a dit : « ça ne m’a rien fait parce que c’est tout blanc les cendres ». On est arrivé dans le jardin, ma sœur m’a fait remarquer une odeur de grillade. Sans penser à mal, elle a parlé de brochettes. Je lui ai dit : « Ce ne serait pas plutôt... On est près du crématorium ». Une fois son fou rire réprimé, on est allé disperser les cendres à l’endroit voulu.  Deux tourterelles, qui sont aux colombes ce que le mousseux est au champagne, se sont envolées. C’était troublant. Dédé et moi avons pissé contre un mur, on a repris la voiture et c’est un train presque en marche que j’ai repris à la gare d’Avignon.
Mai 2007



On
me
quitte
beaucoup.
C’est
ce
qui
fait
de
moi
un
homme
à
femmes.
  Une joie, ça se rabat
Mais enfin laissez-moi tranquille ! Je ne joue pas. Je n’aime pas l’agitation. Même joyeux, je ne suis pas porté à l’exubérance. Ce n’est pas ma « nature ». Je me souviens de mes premiers concerts, c’était à l’époque où la jeunesse cassait les sièges. Un soir, comme je n’en cassais pas, un casseur m’a regardé et m’a dit : alors... ça ne t’intéresse pas ? Comme si je n’avais pas ma place. Pourtant j’étais fasciné par les musiciens et j’avais même peur que le chahut fasse arrêter tout. En fait, j’étais mélomane et la plupart des autres étaient « le phénomène social »  Maintenant ça continue quand je regarde les résultats des élections. Sans vouloir déguiser mes inhibitions en facteurs de dignité, je dois dire que je me sens presque misanthrope devant la joie obscène des militants politiques gagnants. Ces manifestations infantiles me donnent à penser qu’avec ces excités tout peut arriver. Ils iront comme en 14. Cela dit, s’il n’y avait que des gens comme moi, les choses n’avanceraient pas fort. Je suis le gars qui se planque pour être peinard. Il est arrivé qu’on veuille me confier des responsabilités et donc de la promotion. Mais j’ai compris qu’il me faudrait être le premier arrivé au bureau et le dernier parti. Or mon truc à moi, c’est de poser mon papier et de m’en aller faire autre chose. Comme retrouver celle qui ne manquera pas de me quitter un jour.  On me quitte beaucoup. C’est ce qui fait de moi un homme à femmes. Mais ne serais-je pas un de ces lâches qui font tout pour qu’on les quitte lorsqu’ils se sont lassés ? Lâche, c’est beaucoup dire. Il y a une certaine beauté à se faire quitter pour n’avoir pas à humilier celle dont on s’est lassé ? À se laisser quitter par humanité. Ça ne s’est pas passé comme ça avec ma dernière amoureuse. J’ai fini par la quitter parce qu’elle ne se montrait plus. Elle employait ma méthode. Aujourd’hui elle dit que non. Il paraît que le déni est en recrudescence. C’est éthologiquement intéressant.  Moi si j’habitais Nantes, j’irais au Sables d’Olonne voir, au musée de l’abbaye de Sainte-Croix, l’expo des œuvres de Masse. Si elle n’y est plus (*), il restera toujours le catalogue. Masse est un artiste plus qu’intéressant qui s’est retiré pendant des années avec un boulot pour se mettre à l’abri et pouvoir s’adonner aujourd’hui à ses activités artistiques en ayant le moins possible affaire aux autres. On fera peut être quelque chose sur Masse dans un prochain numéro. Le conservateur (pas au sens politique) Benoît Decron crée avec son équipe de très beaux événements. Le catalogue de l’expo Chaissac, « le Picasso en sabots », en 2000 est magnifique. Très bien réalisé. Un beau papier et des reproductions des œuvres ainsi que des textes, des photos de Doisneau… Il y a aussi un livre de correspondances qu’il vous faut vous procurer. Tenez, si on avait la place, on ferait tout pour vous en convaincre..
(*) l’exposition « Les trames sombres de francis Masse » se terminait le 17 juin.
Juillet 2007



Te
rends-
tu
compte
que
ça
peut
tuer
un
gros
cendrier
de
verre...
  Scène de la vie extra-conjugale
Avant de raccrocher, elle me dit : « Je t’embrasse ». Je réponds : « Moi aussi ». Mais, entre temps, elle avait glissé un petit « Je t’aime ». « Je t’embrasse, je t’aime ». Mon « Moi aussi » était entre les deux. Mais tout s’est passé si vite que j’ai eu l’air d’avoir répondu : « Moi aussi » à son « Je t’aime ». Alors, allez vous expliquer le lendemain après ça. Tu m’as dit que tu m’aimais. Non, j’ai dit que je t’embrassais, comme ça, comme on termine un coup de fil avec quelqu’un de proche. Tu veux dire que tu ne m’aimes pas ? Ce n’est pas que je ne t’aime pas, mais… Alors si tu ne m’aimes pas, pourquoi couches-tu avec moi ? Disons que c’est parce que j’aime coucher avec toi. Et ça m’étonne d’ailleurs parce que je dis souvent que le sexe sans amour ce n’est pas mon truc. Alors tu ne m’aimes pas. C’est-à-dire que je ne suis pas amoureux. Enfin on a au moins le tien d’amour. Je me suis laissé aller dans un moment de carence, parce que toi tu es toujours prête. C’est une question de circonstances. Peut-être que je ne coucherais pas avec toi si j’avais une relation forte d’amour avec quelqu’un. C’est même certain car je suis fidèle, je ne fais pas d’écarts. Prends-le bien. Si tu m’aimes, c’est une chance pour toi que tu puisses assurer cet interim. Pour toi, c’est toujours ça de pris. Tu y trouves plus de joie que moi et pourtant, je ne me plains pas.  Tu es mon merle d’amour, j’attends ma grive. Mais peut-être que ça durera longtemps, peut-être que je ne trouverais plus jamais l’amour. Il est possible également qu’à force je me mette à t’aimer, on a tout vu dans ce genre d’affaires. Et puis tu es jeune, tu as le temps de vivre toutes sortes de choses. Tandis que moi…  Salaud ! Oh mais tu es folle, te rends-tu compte que ça peut tuer un gros cendrier de verre. Regarde la marque sur le mur. En plus, je venais de faire repeindre. Il est là ton sac. Pars si tu veux, mais ne crie pas dans l’ascenseur, tu sais que je suis un peu bourgeois, que j’ai horreur du scandale. Vlam ! la porte. C’est tout de même terrible, on ne peut pas vivre sa vieillesse tranquille !
Octobre 2007
Actualité de rentrée : sortie du livre On ne se voit plus qu’aux enterrements, heureusement Il y en a souvent (ÉD. DU CHERCHE-MIDI).