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Aquilone
Cloud head.
TEXTE/ JICÉ
Rescapé du trio Monogram, Cyril Guillory a exploré deux ans durant les méandres de son cerveau fertile. Il accouche aujourd’hui sous le nom d’Aquilone d’un premier album solo, Aeleria, sensible et foisonnant.
Perché sur les hauteurs de l’emblématique tour des Horizons à Rennes, Aquilone a édifié par strates des morceaux spatiaux et oniriques, aux confins de la pop et de l’electronica. La tête dans les nuages, le cœur effervescent, l’homme s’est perdu plusieurs fois avant de trouver sa voie. « Le processus de création a été très long. La page blanche n’est vraiment pas mon fort. » Avec pas moins de soixante-dix pistes par morceaux, on comprend aisément que la conception de ce disque ait pris du temps. D’une douceur extrême, Aeleria est truffé d’aspérités. « J’aime associer bruit et mélodies. » Chaque son enregistré (guitares, claviers, samples) a ainsi subi un traitement de choc à grand renfort d’effets. Disponible en téléchargement libre sur le site du netlabel italien Muertepop, ce disque attend désormais d’être traduit en live. En parallèle, l’ancien étudiant en Arts du spectacle soigne son autre marotte : le cinéma. Pour sa première illustration sonore, il s’est penché sur Film, projet insolite et muet réalisé par Samuel Beckett, avec
Buster Keaton. Aquilone ne choisit pas la facilité. Et force ainsi le respect. 
www.myspace.com/aquilone
www.muertepop.com
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