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Cheval Monamour
Pur sang
TEXTE * PHOTO / AB
Derrière un pseudo pour lecteurs de Paris-turf,
se cache la moitié du Belone Quartet.
Antoine Bellanger compose des chansons électro pop, « entre Nicolas Sirkis
et Jean-Louis Murat ».
« Les textes ? Ce n’est pas de la littérature. Sinon je ne ferais pas de l’électro pop ; mais j’écrirais un bouquin ». Cheval Monamour, dopé au rock indé, a choisi le français « par défi. J’avais envie d’écouter des morceaux en français que j’aimais bien. Je n’en ai pas trouvé. Alors j’ai décidé d’en écrire ». C’était il y a deux ans. Cinq concerts plus tard, dont une date à La flèche d’or devant sept copains, le side project d’Antoine Bellanger prend de l’ampleur. Un album, uniquement disponible en téléchargement libre, est programmé pour septembre prochain. En attendant, Cheval Monamour compose. En solo et dans l’urgence. « Ce projet est né car je ne pouvais pas tout mettre dans Belone Quartet. Évidemment, Cheval Monamour est plus personnel ; mais sans pour autant aller jusqu’au carnet intime ». Ses micros chansons s’envisagent comme les hymnes de la génération de la lose, celle de Christophe Robert le jardinier, de la Game Boy et des Adidas Torsion. La mélancolie, souvent amoureuse, s’invite dans des morceaux comme Dans le silence ou Ton œillade. Derrière des mélodies lo-fi laissant entrevoir la lumière, Cheval Monamour ne cesse pourtant de donner des coups d’éperon dans les chairs meurtries.
31 janvier, La gargouille, Nantes
www.myspace.com/chevalmonamour
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