ACCUEIL KOSTAR  ACCUEIL PODIUM

 

Chouchoushoeshoot
Fort Noise.
TEXTE/ JICÉ
Choochooshoeshoot ou quatre Nantais bien décidés à faire claquer le noise rock aussi fort qu’un string sur une paire de fesses.

Certains vont à la messe. D’autres, voir Shellac. Les apparitions du groupe emblématique de Chicago sont aussi rares que celles du FC Metz en Ligue 1. Alors, lorsque qu’un soir de concert, la bande à Steve Albini salue, en direct live, Choochooshoeshoot, le public en renverserait presque son gobelet par terre. Comment Philippe, Chrystelle, Thomas et Gildas en sont arrivés à ce quart d’heure de gloire trempé de sueur ? « Bob Weston, bassiste de Shellac, a monté son propre studio et a masterisé notre album. Mais nous avons fait ça là-bas davantage pour le son que pour le mythe ».  À l’écoute de Choose your own romance, il semble évident que le groupe, au nom aussi expéditif qu’une rafale de mitraillette, n’est pas là pour se la péter. « Nous ne cherchons pas à renouveler le genre. À moins d’être barjot, tu sais que ça ne va pas marcher commercialement. Ou alors, tu es mal barré. Ça peut choquer certains, mais on joue pour nous ». Et c’est peut-être là que Choochooshoe-shoot va puiser sa force irriguée de bruit et de fureur. Leur musique prend à la gorge et vous recrache, après trente minutes passées dans une apnée lacérée d’électricité.
Choose your own romance
(Kithybong/Musicast)

www.myspace.com/choochooshoeshoot