Ce qu’elle faisait en 1968
J’étais hôtesse d’accueil à l’aéroport de Fort-Lamy, aujourd’hui Ndjamena, pour la compagnie Air Afrique-UTA.
Ce qu’elle pensait alors
des événements
Pour moi, c’était tout à fait surréaliste. Il y avait peu d’images, alors on suivait ça à la radio.
La Sorbonne et le quartier latin, pour nous, c’était bien loin.
On disait que les jeunes avaient pris le pouvoir. Et en même temps, ils avaient l’air de bien s’amuser.
Ce qu’elle fait en 2008
Je vis à Nantes où je suis danseuse
et chorégraphe de la compagnie Kossiwa.
Ce qu’elle en pense maintenant
40 ans plus tard, je trouve que beaucoup de soixante-huitards ont mal tourné. La libération des mœurs bien sûr a été importante à ce moment-là.
Par contre, la permissivité ou le renoncement parental, on en a vu les dégâts 20 ans plus tard.
Ce que je trouve positif, c’est la prise de conscience qu’il y a eu chez les jeunes et leur capacité à se bouger.