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Gary Silvestre
Orson le retour
TEXTE / SYLVAIN CHANTAL
* PHOTO / DO THE ANDY GIBBON
Au lycée, il s’inventait une marque à base de fringues dénichées
aux Puces. Depuis, il a racheté Orson,
une ligne qui a connu
son heure de gloire
dans l’underground anglais des années 80.
« C’était la mode. Joey Starr lançait Com 8, sa ligne de vêtements… J’étais en classe de Seconde et je me disais : “ Pourquoi pas moi ? ” J’ai demandé à un pote graffeur de me dessiner un logo, BDO-Wear ça s’appelait, et je suis monté à Paris acheter des fringues aux
Puces. On y a apposé notre logo et on les a revendus à nos potes nantais. » Des années plus tard, beaucoup de ses premiers clients ne sont toujours pas au courant du subterfuge, mais depuis Gary Silvestre a tracé sa route. Avec son associé Cédric Perrot, le Nantais, âgé de 22 ans, a racheté Orson, une marque anglaise qui existe depuis 1971. « Elle fonctionnait très bien dans les années 80, surtout dans les milieux underground, explique Gary Silvestre. Mais quand nous l’avons rachetée, elle était obsolète, quasi morte. » Gary et Cédric commencent par relancer le modèle original, le jean « Supertramp » avec triple couture, puis se mettent à développer une nouvelle collection :
le « Janis », avec de grands zips sur les poches, le « Nina », avec petits zips, et le « Marylou », avec doubles poches. Gary s’occupe de l’aspect technique, de la création et de la production, son associé de la commercialisation. « Je cherche des matières nouvelles, je fais des fiches techniques et j’envoie ça à l’usine de Marseille qui nous renvoie les prototypes. Ensuite, la conception se fait à Casablanca. » Pour faire (re)découvrir la marque, les deux Nantais ne manquent pas d’idées. Ils ont sollicité Yelle, la chanteuse qui a fait un carton sur myspace l’an passé avec son morceau Je veux te voir. Aujourd’hui signée par le label Source Etc. (EMI), la chanteuse booty-pop s’est engagée à porter les vêtements Orson. Les Naast, eux, ont refusé. Pas grave. 
myspace.com/orson_gc
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