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Installation(s)
Off shore
TEXTE/ THOMAS DI MARTINI * PHOTO / FILMS DU BALIBARI
Dix-sept réalisateurs planchent actuellement, en marge
de la biennale officielle, sur la notion de l'«installation» sur l'estuaire de Nantes à Saint-Nazaire. Un «off» aux allures de «in».


« Ce n’est pas dans nos habitudes de produire des projets en lien avec le territoire local. Mais on s’est dit qu’il n’était pas possible de ne rien faire sur Estuaire. » Estelle Robin, Régis Noël et Maël Mainguy, producteurs associés des Films du Balibari, ont donc monté un événement en marge de la biennale officielle. Et, c’est peu de le dire, le casting a fière allure. De Pierrick Sorin à Jean Rouaud, en passant par Marie-Pierre Duquoc, Marc Cortès et Gaëtan Chataigner pour ne citer qu’eux, tous ces artistes participent au projet Installation(s) qui prend vie aujourd’hui. « Nous avons entamé les premiers contacts il y a longtemps, mais ce n’est vraiment devenu une œuvre collective que depuis un an », explique Estelle Robin.  Le projet ? Profiter d’Estuaire 2007 pour interroger la notion d’installation. « Pas seulement au sens artistique du thème, précise la productrice nantaise. On propose de réfléchir à tout ce qui peut s’installer, à l’impact de l’homme et de la nature sur l’estuaire Nantes-Saint-Nazaire. »  Les dix-sept réalisateurs invités ont, dans un premier temps, préparé une note d’intention, avant de se lancer dans la réalisation d’un film de cinq minutes chacun. Tous ces projets, de genres très différents, seront ensuite mis bout à bout pour réaliser une œuvre collective. Au détriment d’une certaine cohérence ? « Il ne faut pas avoir de crainte à ce sujet, réplique Estelle Robin. Il y a des points communs : les thèmes de l’estuaire et de l’installation. L’objectif est d’être subtilement cohérent. Nous comptons beaucoup sur Jean Rouaud, qui sait raconter une histoire, pour nous aider à construire un lien . »  L’œuvre collective ne sera présentée qu’en novembre, mais huit films seront d’ores et déjà visibles tout au long de l’été sur TéléNantes, partenaire de l’opération. Et quid du lieu unique, organisateur de la Biennale, dans tout ça ? « Ils nous ont tenus au courant de l’évolution de leur manifestation, mais ils ont bien insisté sur le fait que nous ne faisions pas partie du cadre de la biennale. C’est bien, comme ça nous restons libres .»

www.balibari.com