ACCUEIL KOSTAR  ACCUEIL TÊTE DE SÉRIE

 

Thomas Louvrier
Louvrier qualifié
TEXTE/THOMAS DI MARTINI * PHOTO/FRANCK TOMPS
Nantes change et ses lieux de vie avec. Depuis quelques années, nombre de bars confient leur décoration
à ce jeune autodidacte aux idées novatrices.


L’IDN Café, la brasserie de L’Europe, le Royal, Pour ceux qui savent, Les Copains d’abord, le Molière, le Coude à coude, le Goo bar, Le Provence... À Nantes, la liste est longue des cafés qui ont radicalement changé de look ces derniers mois. Derrière ces métamorphoses, un homme : Thomas Louvrier.  Après quelques mois à l’école Pivaut, le jeune étudiant effectue un stage de décoration à Paris chez Christian Colonier qu’il considère comme son « maître ». « Christian bossait pour pas mal de bistros, en peinture et en conception. À la fin de mon stage, j’ai travaillé trois ans là-bas, avant de revenir à Nantes ». Dans sa ville d’origine, il commence par rallonger le comptoir du futur Coude à coude. « Ça a bien plu et j’ai vite enchaîné avec le café Cult, le Dum Dum, le Goo bar, le Spoon… ».  Aujourd’hui, Thomas Louvrier réalise cinq chantiers par an, compte deux salariés et fait appel à des collaborateurs ponctuels, comme Olive et Wilfried d’Aquabassimo. Le style Louvrier ? « Surtout les matériaux, comme le métal, que l’on peut polir ou faire rouiller, le bois, la pierre apparente… En fait, tout dépend du lieu. La décoration, c’est comme la cuisine : une harmonie et un mariage des goûts. » Thomas Louvrier, qui demande à ses clients de lui faire confiance, aime avant tout créer « des espaces conviviaux pour que les gens s’amusent ». « Le but, c’est que le café soit populaire. Qu’il fasse aussi bien venir des jeunes des Beaux-Arts que des clients plus âgés. » Il se refuse en revanche à réaménager boîtes de nuit, pubs irlandais ou brasseries alsaciennes, comme cela lui a été proposé. « Je ne sais pas faire », répond-il laconique.  Son omniprésence sur la place de Nantes ne se traduirait-elle pas par une certaine uniformisation des « lieux branchés » ? « On ne peut pas parler d’hégémonie. J’ai le monopole des bars qui veulent sortir du lot, mais je pense que les endroits sont assez différents les uns des autres. Mais je ne voudrais pas tomber dans la redite. Je vais me calmer sur les bars.... » Son avenir alors ? « La décoration intérieure pour particuliers. » Avis aux amateurs : une quinzaine de ses cartes de visite sont réparties dans toute la ville.

louvrier.thomas@numericable.fr