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Adrien Poggeti
Du foot plein le tee-shirt.
TEXTE / Jean-Michel Chanelet PHOTO / Mysterdam POUR KOSTAR
Enfant du rock et du foot, le Nantais Adrien Poggeti, tout juste 30 ans, vient de lancer Ozibao. Une marque de T-shirts faisant se croiser les deux esthétiques. À l’intention d’une clientèle branchée et un peu rock’n roll.
Zidane est parti sur un coup de boule. Au même instant, Adrien Poggeti avait la révélation Ozibao. Sur un coup de tête. Ou presque. « C’est vrai que la boîte est partie de là. Mais j’avais l’idée d’une marque de vêtements depuis quelques années déjà ». Depuis que le foot n’est plus considéré comme l’apanage des beaufs. Depuis que joueurs et mannequins se la mettent sévère derrière la porte verte. En gros depuis que le sport le plus populaire est devenu le sport le plus branché. « Des magazines comme So Foot ou Les cahiers du football ont décomplexé le fan. S’il y a des mecs qui claquent 4 euros tous les mois pour acheter So Foot, ça signifie que le marché existe. Avec Ozibao, j’avais envie de créer des tee-shirts portables. Je n’ai pas forcément envie que les gens les portent pour jouer au foot le dimanche ». Au regard de ses premières pièces, en vente sur internet, il est évident qu’Ozibao s’affichera davantage dans les carrés VIP des festivals d’été qu’aux pieds des buvettes des tournois de sixte. « Ce que j’essaie de faire est très british ». Son T-shirt le plus buzzé ? Celui mixant la pochette du premier Franz Ferdinand au nom de Franck Ribery. « Celui-là est déjà parti au Bayern de Munich ». Car le succès d’une telle démarche passera par des parrains médiatisés. « L’idéal serait Vikash
Dhorasoo. Mais aussi Jérémy Toulalan dont je suis un grand fan. Je suis certain qu’il comprendrait la démarche. Et puis aussi, tous les intellos de service. Enfin, tous les footballeurs qui ont leur bac ». Ozibao ne veut surtout pas baigner dans l’eau tiède. « Aujourd’hui, je n’ai pas de joueurs préférés. Cristiano Ronaldo a la classe mais c’est une tête à claque. Non, pour moi, c’est George Best et Maradona ». Les bad boys en somme ? « Il n’y en a quasiment plus. Même Materazzi n’est pas vraiment méchant ». Et pourtant, c’est un peu grâce à l’Italien tatoué que tout a commencé. Sans lui, Zidane serait sanctifié et Ozibao peut-être toujours dans les cartons. Ce qui aurait été bien dommage. 
www.ozibao.com
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