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Laetitia Shériff
L'étoile de Shériff
TEXTE/Émilie Lejas * PHOTO/Yann Peucat pour Kostar
Après quatre ans d’aventures artistiques tous azimuts,
Laetitia Shériff revient avec un deuxième album solo,
Games Over, concocté avec ses fidèles acolytes
Olivier Mellano et Gaël Desbois.


À 18 ans, Laetitia Shériff traîne seule dans les cafés de Lille. Elle met en musique des textes de William Yeats. Très vite, la jeune “folkeuse” ressent le besoin de s’entourer. En 2001, elle se produit en première partie de Dominique A et rencontre par son intermédiaire le guitariste aux doigts d’or Olivier Mellano, puis le batteur Gaël Desbois. De cette rencontre, naît un premier album : Codification.  Toujours en mouvement, la Rennaise d’adoption multiplie depuis les aventures artistiques. En 2007, Shériff enregistrait un album expérimental avec d’autres figures musicales rennaises sous le nom de Trunks. Aujourd’hui, on la retrouve au chant pour un featuring sur le nouvel album de Robert Le Magnifique, et aux chœurs sur celui de Psykick Lyrikah. Parallèlement, la jeune femme a participé, pendant deux ans, au spectacle 4’30 du chorégraphe Hervé Koubi. Au cours de cette expérience « aussi excitante qu’angoissante », Laetitia Shériff réalise une véritable performance. Avec les danseurs, la « notion d’espace est différente », il faut respecter les trajectoires de chacun. Dépasser ses limites, se donner corps et âme, c’est peut-être ça la solution pour « échapper à la routine ».  À ses débuts, elle échappe à la routine en faisant une infidélité au français. Laetitia Shériff adopte la langue anglaise « comme on choisit un instrument ». Munie de son « lexique bric à brac » rapporté d’un séjour à Oxford et d’un clavier, la songwriteuse compose la trame musicale des morceaux que le trio peaufinera ensuite. Fruit de leurs expérimentations, la musique, énergique ou envoûtante, emporte vers des univers contrastés. Sous forme de petits scénarii ou de textes plus poétiques comme le mystique Cosmosonic, Laetitia Shériff s’interroge sur l’ambivalence du bien et du mal et interpelle l’être humain ; « How to liberate the dirty things inside each of us ? », s’interroge-t-elle sur Evil Eye. Pourtant, dans chacune de ses chansons, une lueur d’espoir subsiste. Car Games Over, c’est un peu la vie, « on joue, mais si on perd, on peut toujours recommencer ».
LAETITIA SHERIFF. GAMES OVER (FARGO)
Le 22 mai à l'ANTIPODE, Rennes
Le 23 mai à l'OLYMPIC, Nantes
WWW.MYSPACE.COM/LAETITIASHERIFF