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CÉLINE LANGLOIS
LA VIE DANS UNE VALISE
TEXTE/ SYLVAIN CHANTAL * PHOTO / JEAN DEPAGNE
Dix ans déjà que la comédienne sillonne les plateaux.
De Nantes à Lille en passant par Paris où elle réside et Monptellier. Elle joue dans deux créations, l’adaptation théâtrale de Buffet froid et Barbe bleue, espoir des femmes.


Débarquée de Noirmoutier où elle passe quelques jours de vacances, Céline Langlois avale une quiche-salade en express, se raconte, « même si parler de moi, on s’en fout complètement », puis repart comme elle était venue vers son lieu de villégiature. De repos, la comédienne originaire de Mésanger (44) en a assurément besoin avant d’attaquer une saison plus que chargée. « Je vais vivre dans ma valise cette année. Ma voiture ressemble à une caravane. »  Au programme de la rentrée, la création de Barbe Bleue, espoir des femmes par la compagnie du Songe de Marie-Pierre Horn et l’adaptation du film Buffet froid par le Théâtre du Loup d’Yvon Lapous. Même si elle a quitté Nantes il y a quatre ans pour s’installer à Paris, la jeune femme conserve de solides attaches dans la région. « Yvon et son équipe, je ne dirais pas qu’il s’agit d’une famille, nous ne sommes pas assez romantiques pour ça, mais c’est un noyau dur que je retrouve avec plaisir. En plus, Yvon a décalé Buffet froid pour que je puisse jouer dedans. C’est un beau cadeau. Marie-Pierre, c’est autre chose. Je l’ai félicitée après un de ses spectacles. Ensuite, elle est venue spécialement me voir jouer à Lille. Et cette année, elle m’a proposé cinq des sept rôles féminins dans cette tragicomédie de l’Autrichienne Dea Loher. »  Depuis Hamlet-Machine, créé par Yvon Lapous il y a dix ans, Céline Langlois est de tous les projets du Théâtre du Loup. « J’ai réussi à me libérer à chaque fois, sauf pour le prochain. Je pars sur une cinquantaine de dates avec Laurent Hata pour jouer Nathan le Sage. On n’est pas irremplaçable... » Laurent Hata, artiste associé du Théâtre du Nord à Lille l’an prochain, une autre rencontre un soir de spectacle qui s’est concrétisée par une collaboration régulière. « Avec lui, j’ai vraiment pignon sur rue car c’est le réseau des centres dramatiques nationaux. Mais ce n’est pas le plus important, je peux tout aussi bien jouer sous le préau d’une école. L’essentiel est d’être sur le plateau. » À Montpellier, Céline Langlois fait également partie de la compagnie Klaparoune, dirigée par Sylvain Stawski et Thomas Desfossés, qui vient de présenter un montage de textes de Jacques Prévert. Sans doute parce qu’elle trouvait encore quelques moments pour s’ennuyer, la comédienne a aussi créé sa propre compagnie. « Avec Sophie Langevin, mon associée, on a lancé Trixie. On souhaite monter deux textes de l’Anglais Martin Crimp, Tout va mieux et Face au mur. C’est une hérésie de nos jours de monter une compagnie, il y en a tellement, mais ça répondait vraiment à un désir. » Un café et l’addition, s’il vous plaît.
Buffet froid
Du 13 au 22 novembre au Théâtre universitaire de Nantes, le 24 novembre au Grand R à la Roche-sur-Yon (85).
Barbe Bleue, espoir des femmes
Le 20 octobre, quartier libre, Ancenis (44)
le 24 octobre, L’Embarcadère,
Saint-Sébastien-sur-Loire (44)