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Dominic Sonic
LE FILS PRODIGE
TEXTE ET PHOTO / THOMAS DI MARTINI
Après quelques années de galère, le rockeur rennais frappe un grand coup
avec Phalanstère #7, un album composé avec deux Bikini Machine et un Dahlia.
Un passage dans l’émission Taratata avant l’été, un morceau, Down and Low, en rotation permanente sur les ondes du Mouv’, des chroniques ici ou là, l’implacable machine médiatique s’est remise en route pour Dominic Sonic. Le rockeur rennais ne s’emballe pas pour autant. Encensé par la critique à la sortie de son premier album solo Cold Tears, en 1989, Sonic a connu une période de creux au milieu des années 90, doublée d’un accident qu’il a raconté dans un roman aussi cathartique que bien ficelé. Mis au ban de chez
Barclay lorsque Pascal Nègre a racheté
Universal, le Rennais aujourd’hui installé à Paris n’a cependant jamais arrêté de composer, tourner, même si le tout se faisait dans un relatif anonymat. « Je suis ravi que mon nouvel album soit bien accueilli par les médias. Mais après l’avoir connu une première fois et perdu presque aussi vite, je vivrais le succès très différemment. J’en connais la valeur et je sais que ça passe vite. Peut-être que dans quelques mois je pourrais rentrer dans les boîtes de nuit dont je ne connais pas les patrons... » Le nouvel album, intitulé Phalanstère #7 en hommage au philosophe utopiste Charles Fourier, est la septième production discographique de l’ancien chanteur de Kalashnikov, groupe emblématique de la scène rennaise dans les années 80. Un disque composé avec Patrick Sourimant et Franck Hamel, bassiste et guitariste des Bikini Machine, et Yves-André Lefeuvre, batteur de Dahlia. « Quand j’ai commencé avec eux, j’amenais les morceaux. Aujourd’hui, la composition est totalement démocratique. Je passe même l’aspirateur pendant qu’ils bossent. » Franck Hamel corrige : « C’est quand même plus son groupe, la continuité de son histoire ». Fan absolu de Cold Tears, le guitariste confesse même s’être demandé ce qu’il faisait là lorsqu’il a repris les premiers morceaux de Sonic sur scène. « Ce dont nous sommes sans doute le plus fier, ajoute Pat Sourimant, c’est d’avoir apporté des choses que Dominic n’aurait pas fait tout seul. » « Tout est histoire de confiance, confirme le chanteur. On se connait suffisamment pour qu’il n’y ait pas de prise de choux entre nous. L’important était de trouver une cohérence sur cet album, notamment dans le fait d’oser mettre des morceaux qui n’ont a priori rien à voir ensemble. Entre rock et ballade,
entre français et anglais, ça sème le trouble et ce n’est pas plus mal. » Un trouble à vérifier sur scène et sur disque dès la rentrée. 
Phalanstère #7, disponible à partir
du 10 octobre, label Village Vert. En concert le 10 octobre, à l’ubu, rennes,
et le 17 novembre, halle de béré, châteaubriant.
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