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Pascale Nivet
À CLOCHE-PIED
TEXTE/ THOMAS DI MARTINI * PHOTO / LA MARELLE
Illustratrice, la Rennaise Pascale Nivet a créé La Marelle éditions et La Marelle en papier. Aujourd’hui, ces deux sociétés vendent leurs « objets poétiques » à travers le monde.
Sa vocation de directrice artistique, Pascale Nivet l’a rencontrée par hasard. En septembre 2003, la Rennaise décide de lancer, avec son mari Fabrice, une série d’assiettes illustrées par ses soins. C’est le début de La Marelle éditions, un pari risqué qui aurait pu tourner court. «?On a grillé le capital avec seulement deux séries ! », explique celle qui signe sous le nom de Mademoiselle Héloïse. Mais le catalogue s’étoffe car s’y ajoutent rapidement bijoux, bocaux en verre, mugs et surtout des sacs en toile de jute, à partir d’octobre 2005, qui réalisent un carton auprès de la clientèle. Pasacale Nivet n’est plus seule à dessiner, La Marelle se tourne vers l’extérieur. « J’ai eu très vite envie de solliciter d’autres illustrateurs. J’ai rameuté plein de gens sur internet. Je me suis alors aperçue que j’avais des talents de directrice artistique. » Des chanteurs Julien Ribot et Françoiz Breut aux locaux Josh et Hey de Delkographik, ils sont une quarantaine, provenant d’univers graphiques très variés, à figurer au sein des catalogues de La Marelle Éditions, pour les objets, et La Marelle en papier, pour ce qui relève de la carterie. « Pour les choisir, je vais sur les sites qui me plaisent. Je trouve intéressant de créer ce réseau. » D’abord diffusés dans une petite douzaine de magasins, les cinq cents « objets poétiques » de la Marelle le sont désormais dans quatre cents enseignes, réparties dans dix pays. Le chiffre d’affaires a augmenté l’an passé de 350 %. Trois personnes viennent d’être embauchées, une quatrième devrait suivre à la fin de l’année. La Marelle, success-story à l’américaine ? « J’aime bien le commerce, c’est ce qui nous sauve, confesse Pascale Nivet. Je suis autodidacte, je n’ai pas le bac. J’ai 38 ans et ça fait seulement deux ans que je gagne ma vie. » Les artistes du catalogue ne s’en plaignent pas qui touchent des droits d’auteur conséquents. n « Les illustrateurs intéressés doivent cependant savoir que je ne réponds que si ça me branche... » Voilà qui a le mérite d’être clair. 
www.lamarelle.net
www.lamarelleenpapier.net
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