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We love sneakers
CHAUSSURE À SON PIED
TEXTE/ THOMAS DI MARTINI * PHOTO / DAVID BARREAU
Fan absolu de baskets, le Nantais Jérôme Ganuchaud vient de créer
le premier site francophone d’annonces en ligne dédié aux « sneakers ».
Safari 87, Vandale, Jordan One, Sock Racer, Air Footscape Woven… Autant de noms aux consonnances barbares qui, pour les initiés, font pourtant office de références quasi-
bibliques. Jérôme Ganuchaud, vendeur de téléphones dans le civil, classe même ces « sneakers » dans son Top 5. En argot américain, sneakers signifie godasses, connotation collector en plus. Afin de concrétiser sa passion, le Nantais a créé en avril dernier un site d’annonces consacré aux baskets. Un site qui compte déjà trois cents
membres dans toute la France, y compris
en Martinique. Le principe est simple :
un vendeur dépose une annonce sur
www.welovesneakers.com, l’acheteur intéressé prend ensuite contact avec lui. Exemple : « Vends Blazer 73 Beautiful losers, état neuf avec boîte, les chaussures ont seulement été portées une heure mais elles sont trop petites pour moi. » Ou plus avant : « Vends Air Jordan 5 black metalic silver, les chaussures sont neuves, même pas essayées. » « Beaucoup d’addicts ont entre 20 et 30 ans,
explique Jérôme Ganuchaud. Ils se paient aujourd’hui les chaussures dont ils rêvaient quand ils avaient 10 ans. Alors pour certains, ça relève de l’achat compulsif. Il est
fréquent qu’ils ne les portent qu’une ou deux fois. » Le créateur du site, aujourd’hui âgé de 28 ans, est tombé amoureux des sneakers tout gamin. « Je guettais les nouvelles paires de Michael Jordan ou André Agassi. » Aujourd’hui, on ne trouve plus guère de modèles OG (originaux), mais les rééditions de modèles légendaires pullulent, notamment sur welovesneakers.com. « À l’avenir, j’aimerais tendre vers la vente en ligne sur le site et proposer ainsi des séries limitées, dénichées au Japon notamment. J’ai également envie de placer des lacets, des accessoires… Pour l’instant, je consacre entre trente minutes et deux heures par jour au site et je ne
gagne pas d’argent. Mais l’idée est de laisser
grossir le truc. Pourquoi pas ensuite avoir des sponsors, une structure commerciale... » Jérôme Ganuchaud est convaincu qu’il ne s’agit pas d’un effet de mode. « Je pense au contraire que ça va durer. Tout le monde aujourd’hui porte des baskets et tout ce qui est limité marche vraiment. » 
www.welovesneakers.com
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