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David Grellier
Les années collège
TEXTE / ARNAUD BÉNUREAU
PHOTO / MYSTERDAM POUR KOSTAR


Directeur artistique du collectif Valérie, moitié masculine de Sexy Sushi et à la tête de College, l’homme machine David Grellier ouvre les pages synthétiques de son Secret diary.

Malgré son âge, même pas trente ans, David Grellier n’a jamais endossé le costume d’inrockuptible ayant décidé de le laisser au vestiaire pour enfiler une panoplie fluo et tellement plus bankable en cette saison. « À 18 ans, j’ai acheté un ordinateur et me suis directement mis à composer de la musique électronique. J’écoutais beaucoup de techno américaine et anglaise ». À cette époque, le jeune homme habite dans la banlieue trop calme et trop tranquille de Nantes. David n’est pas encore College, commence et termine un BTS d’assistant de gestion. Et surtout, il n’envisage pas de faire sortir sa musique de sa chambre. « J’étais en mode autiste ».  En 2003, en rencontrant la future Mansfield TYA Julia Lanoë, son quotidien va se manger une grosse claque. Sexy Sushi était né. « C’est la première mise en avant de ma musique ». Quelques années plus tard, le duo électro trash et potache, excite les gamines en furie. « Je trouve ça de plus en plus barjot ». Barjot comme une bonne vieille éclate de fin d’exams.  Avec College, David ne souhaite pas recoller les morceaux de cette idée de l’adolescence refusant toutes contraintes. Non, avec ce side-project qui le suit depuis longtemps, David Grellier « essaie de retraduire une ambiance. Ce n’est pas de la nostalgie, mais une certaine idée du romantisme ». Un romantisme cool mais trempé dans des nappes sacrément dark.  « Certains trouvent que mon album Secret diary a un côté sinistre, sombre. Peut-être. C’est vrai que les films d’horreur me foutent réellement les boules. Mais j’aime bien l’esthétique ». College peut alors s’entendre comme un voyage mélancolique à bord d’un train fantôme qui au sortir du tunnel, se frottera avec une lumière aveuglante. David ne vient pas de signer un one shot mais plutôt de poser la première pierre d’une entreprise plus vaste. « Je pense un jour composer de la musique du futur. Une musique se confrontant à la réalité froide, pas du tout heureuse ». Comme pour annoncer officiellement la fin du temps de l’insouciance.

Secret diary ( Futur / La Baleine)
www.myspace.com/collegeoflove
Le 14 mars , ZENITH NANTES MÉTROPOLE