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De retour du Iceland Airwaves Festival, le trio pop folk Gablé revient en texte et en images sur la capitale islandaise, Reykjavik, quartier général d’un festival pas comme les autres. Un carnet de voyage entre Blue Lagoon électro et club chaud comme la braise.

ISLANDE / du 14 au 17 octobre 2010  JEUDI 14 OCTOBRE. 8h04 / gare de Caen, départ pour Charles De Gaulle en TGV. 11h13 / arrivée Charles De Gaulle, Terminal 2. 12h15 / enregistrement des bagages, guichet Icelandair. 14h15 / décollage avec notre beau Boeing 757-200 (3h30 de vol). 15h45 / arrivée à Reykjavik (2 heures de décalage horaire). 18h00 / concert à Havari  Si nous avons bien compris, Reykjavik est à cheval sur les plaques américaines et européennes. Elles s’écartent, la ville s’étire, la production de pierre ponce est en plein essor. On peut acheter un terrain en sous-sol, en pariant qu’il arrivera un jour en surface. Le seul endroit arboré, c’est le cimetière. La ville abhorre le bois, elle lui préfère la tôle ondulée et le béton pour la construction, les cors de cerfs pour les porte-manteaux, un curieux deal avec l’enfer pour le chauffage (eau chaude contre cultes obscurantistes).  Si nous avons bien compris, les habitants de Reykjavik consacrent toute leur énergie à faire oublier ces singularités. Ils semblent vivre comme nous, s’amusent des mêmes choses, sifflotent à l’approche de l’hiver, vêtus d’un simple chandail dans les rues sans neige aux allures de station de ski aux couleurs alsaciennes. Impossible de les différencier des Canadiens, des Américains, des Danois, des Anglais ou des Français. Ils font mine de rien.  Mais nous ne sommes pas restés longtemps. Pas suffisamment pour bien comprendre ce qu’on nous disait, ce qui était écrit, si le maire était bassiste dans un groupe punk et si le moonshine (à l’odeur de lave-glace) rendait fou pour moins cher que la bière.  C’était le Iceland Airwaves Festival. De nombreux groupes jouaient tout le week-end dans le petit centre-ville. Il y faisait vite nuit. Il s’arrêtait rarement de pleuvoir. Malgré tout, Björk est venue à notre concert.  VENDREDI 15 OCTOBRE. 11h30 / pick up à l’hotel pour aller à la salle Tjarnarbíó. 12h00/14h00 sound check. 16h00 / il faut qu’on parte vers la salle Hresso (Austurstraeti 20). 16h30 / Line Check. 17h00 / Concert Show Case à Hresso. 21h30 / Concert à Tjamarbio.  SAMEDI 16 OCTOBRE. OFF  DIMANCHE 17 OCTOBRE. 05h00 / pick up à l’hotel pour l’aéroport. 07h40 / Décollage. 13h05 / Arrivée à Paris Charles De Gaulle terminal 1.







En attendant ses collections hiver (du 21 au 23 janvier 2011 avec notamment Von Pariahs) puis printemps (les 1er et 2 avril 2011 avec High Tone), le festival des Z’Éclectiques présente sa version automne. Au programme : l’indie rock qui déboite de Boogers, la chanson freak de Katerine, l’électro de Beat Torrent…
Les Z’Eclectiques, du 11 au 13 novembre, Cholet. www.leszeclectiques.com

 

Islande of freedom

L’Islande, ce n’est pas que le volcan Eyjafjöll, Björk, Sigur Ros ou les pulls en laine. C’est aussi et surtout, des paysages à couper le souffle. Entre terre, mer et montagne, le bout du monde à quelques heures d’ici.

Y aller

Les plus pressés choisiront l’avion. La compagnie Icelandair (www.icelandair.net) assure des vols réguliers vers l’Islande toute l’année au départ de Paris. En s’y prenant relativement tôt, il faut compter environ 278 euros pour un billet aller-retour.
Si vous souhaitez visiter l’île avec votre propre véhicule, sachez qu’une ligne relie le Danemark à l’Islande (www.voyages-gallia.fr). Vous pouvez également embarquer en Norvège.

S’y loger

Les possibilités de logement sont nombreuses : de l’hôtel haut de gamme au camping. Mais le meilleur plan pour leurs tarifs imbattables reste les auberges de jeunesse et de famille. Il en existe 36 dans tout le pays. Le Travel Section (section touristique des auberges de jeunesse) organise votre voyage et propose divers circuits. Ce service propose aussi des forfaits réunissant en voiture de location ou tickets d’autocars et coupons pour hébergement en auberge de jeunesse. Plus d’informations sur www.hihostels.com.

Circuit Kostar

Reykjavik est une capitale à taille humaine (200 000 habitants). Autant dire qu’on s’y sent comme à la maison. Shopping, visite, promenades et virées nocturnes sont au programme.  La journée commence chez Havari (www.havari.is). À la fois disquaire et galerie, on y trouve tout ce qui se fait mieux dans le domaine de l’indie music islandaise. La section arts graphiques du shop est elle aussi de qualité. N’hésitez pas à discuter avec le boss. Ses conseils se révèleront précieux.  En sortant, arrêtez vous au pied de l’impressionnante et imposante cathédrale Halgrimskirkja, la plus haute d’Islande.  Le point fort de l’Islande n’est pas la gastronomie. Pour preuve, l’une de leurs spécialités est le requin fermenté. Préférez une table plus traditionnelle. Celle du Fish Market (http://fiskmarkadurinn.is) est délicieuse ; mais la note, salée. Dans un registre plus abordable : La Primavera (www.laprimavera.is), un excellent italien. Pour l’anecdote, Jamie Oliver en a fait son QG lors de son escapade islandaise.  Entre les touristes et les locaux lookés au-delà du raisonnable, la vie nocturne islandaise ne manque pas de piment. De nombreux bars bordent les rues de la capitale. Surtout celle de Laugavegur, artère principale. On y trouve toutes sortes de clubs et de pub (www.enskibarinn.is).

Spots incontournables

Il faut compter une bonne journée pour découvrir Reykjavik dans de bonnes conditions. C’est-à-dire sans trop se presser ! Du coup, n’hésitez pas à vous aventurer plus loin en Islande.
LE BLUE LAGOON. Situé à quarante minutes de la capitale,
le Blue Lagoon (www.bluelagoon.com) est un lac artificiel incroyable situé au milieu d’une zone volcanique. Pour info, la clôture de l’Iceland Airwaves Festival se passe là-bas. Autant dire que le festivalier clubbe en maillot de bain.  GULLFOSS. Une cascade monumentale et l’une des plus puissantes chutes d’eau du monde.  GEYSIR. Un champ de geysers toujours en activité qui surgissent du sol toutes les cinq minutes à une quinzaine de mètres de haut.  LANDMANNALAUGAR. On rejoint l’endroit après deux heures de bus. Car peu de voitures peuvent se permettre d’y accéder. Une fois sur place, le point de vue est exceptionnel. Des circuits permettent de découvrir le site à pied. Un site qui est le point de départ de multiples treks.  JENKULARSON. Une mer de glace s’offre à vous. Une partie du James Bond, Demain ne meurt jamais, y a été tourné. C’est un détail face à l’immensité d’un paysage sorti de nulle part et véritablement à couper le souffle.  www.visiticeland.com