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En juin dernier, l’Institut Français d’Édimbourg proposait From Silent to Loud, programmation de ciné-concerts dans le cadre
de sa saison Bretagne/Écosse. en prélude au festival du film britannique de Dinard, les Rennais de Bikini Machine reviennent, en mots et en images, sur cette aventure.

Du 20 au 24 juin, l’Institut français d’Édimbourg a organisé From silent to loud, une série de ciné-concerts donnés par des artistes rennais alliés à une exposition du plasticien Poch. Un événement lié à la saison culturelle Bretagne-Écosse et au festival international du film d’Édimbourg. Parmi les groupes : Olivier Mellano, Montgomery, Laetitia Shériff et Bikini Machine, qui présentait sa nouvelle version sonore de Desperado de Robert Rodriguez, créé pour la dernière édition du festival Travelling à Rennes.  Ce qui est frappant dès l’arrivée à Édimbourg, ce sont les collines (ou « crag », anciens volcans) autour et sur lesquelles la ville s’est construite. Certaines sont encore vertes et donnent l’impression que, depuis le centre ville, on atteint la campagne en un quart d’heure de marche, ce qui n’est pas tout à fait faux. Ici, pas de buildings, d’industries ou de grues à perte de vue, bien au contraire. La ville respire la « vieille Europe » à plein nez, que ce soit Old Town, cité originelle médiévale érigée sur l’un de ces crags et dominée par son imposant château, ou New Town, construite sur le marais des douves à la fin du XVIIIe siècle, dont l’architecture néo-classique lui a valut l’absurde surnom d’« Athènes du nord ». Plutôt la « Reykjavík du sud » ont rectifié certains. Il pleut, beaucoup.  La vieille ville est traversée par le Royal Mile, surnom de l’axe principal, qui relie le château au palais royal de Holyrood. On y trouve une quantité d’immeubles médiévaux et une multitude de ruelles et venelles, les « closes». Dans un mouchoir de poche, on compte pas moins de trois cathédrales ; à leurs pieds certains proposent des visites insolites munis de pancartes « découvrez le bloody Edimburgh ». Il faut dire que le sang a pas mal coulé dans le passé et certaines têtes (même princières) sont tombées. Une ville de guerriers. Les boutiques premiers choix pour les kilts font florès, tout comme les marchands de vieilles cartes. Ici on doit encore causer héraldique – blasons et tartans – et vieilles branches aristocrates. Noblesse guerrière oblige. On a envie d’un peu d’Écosse dans notre assiette alors on goûte le fameux « haggis », panse de brebis farcie, délicieux et pas tellement plus effrayant que notre boudin noir. Il pleut, toujours.  Au pied du Castle Rock, la fameuse Princes street qui sépare Old Town et New Town, rue de shopping (certains craquent pour des fringues et des whiskies, les mêmes que chez nous mais en plus chers...) d’où s’élève le très étonnant Walter Scott Monument, construction néo-gothique à la gloire de l’écrivain. Des écrivains et des poètes, la ville en a abrités plus d’un et on trouve les traces de Stevenson, Burns ou même Finlay dans pas mal d’endroits ; beaucoup de poètes aussi. La ville a d’ailleurs reçu le titre de première cité littéraire de l’Unesco. Une ville de poètes et de guerriers.  On fait une pause sur un banc dédié à quelqu’un qui adorait s’assoir ici. Chaque banc public est dédié à la mémoire d’une personne, célèbre ou non. Vers Cotton hill et George street, pas très loin de l’Institut français, on change de décor : larges avenues victoriennes, boutiques et clubs archi smarts où les hommes (des banquiers surtout, de fait plus nombreux que les poètes) ont tous la tête du prince Charles. Il pleut plus que jamais.  Et le Rock and Roll dans tout ça ? On se souviendra de la fameuse course à pied en plein Princes street dans Trainspotting (nous croiserons d’ailleurs Ewen Bremner, un des acteurs du film, pendant le festival) sur le Lust for life d’Iggy Pop. Dans la BO également, une superbe chanson-titre de Primal Scream, groupe écossais de... Glasgow ; la rivale, plus industrielle et plus rock aussi. On ira un jour, mais on changera de compagnie aérienne, histoire de pas en laisser trois sur le carreau pour cause de surbooking bidon...









© Bkini Machine

BIKINI MACHINE PLAYS ROBERTO RODRIGUEZ
À l’heure de l’ouverture du Festival européen du film court de Brest, les Rennais dégaineront de nouveau leur ciné-concert “pop-rocksoul” sur un des tubes de la série B : Desperado.
Le 8 novembre, Le Quartz, Brest. www.filmcourt.fr


Édimbourg... double scotch !

Longtemps en lutte avec les Anglais, les Écossais sont très fiers de “leur” capitale. Au pays du whisky, il arrive que l’on voit double. Édimbourg, c’est à la fois “Old Town” et “ New Town ”. Deux villes pour le prix d’une.

Y aller

Édimbourg est une destination assez facile, au départ de Rennes et de Nantes avec Flybe. Dans le premier cas, escale
à Southampton, dans le second, passage par Manchester. Compter environ 5 heures de transport et 200 € pour un aller-retour.

S’y loger

Comme dans toute capitale, se loger à Édimbourg à prix raisonnable n’est pas forcément aisé, du moins dans le centre historique. On y trouve néanmoins des chambres doubles à moins de 100 € la nuit. Comme au York House Hotel, à deux pas de Princes street. Il y a bien sûr la solution B&B, souvent plus économique, tel le York Place, élégante maison géorgienne, également très bien située.

Circuit Kostar

Ville d’art et d’histoire, Edimbourg n’est pas qu’une ville musée. Il y a bien sûr “ Old Town ”, classée au patrimoine mondial de l’Unesco et dominée, depuis le XIe siècle, par le château où s’installèrent Marie Stuart et Cromwell. On peut aussi y visiter la cathédrale Saint-Gilles ou encore le Scotch Whisky Heritage Center pour s’initier à l’histoire de la boisson nationale. Mais il y a aussi “ New Town ”, construite au XVIIIe suivant les plans d’un jeune architecte, James Craig. Autour de Charlotte Square et de Saint Andrew’s square s’organise une élégante ville géorgienne.
Côté shopping, on apprécie la splendeur surannée du grand magasin Jenners ou encore le très chic Harvey Nichols ouvert en 2002. Si ce n’est pas la saison des soldes, toujours spectaculaires, on peut s’offrir un tea time, ou un dîner en amoureux au Fourth Floor, le restaurant installé au dernier étage et dominant la ville. Sinon, pas de souci, selon vos envies, pour acheter en ville une cornemuse, le kilt ou le tartan de vos rêves.
Sur le plan architectural, on fera un tour du côté du nouveau parlement. Dessiné par l’architecte catalan, Enric Miralles,
et inauguré en 2004,
le bâtiment fait la fierté des Écossais. Enfin, il serait dommage de ne pas profiter de cette escapade en Écosse et ne pas faire un saut à Glasgow. Sans forcément vous en vanter auprès de vos hôtes d’Édimbourg, of course.