ACCUEIL KOSTAR  ACCUEIL UNE VILLE AILLEURS

Dans cette rubrique, un artiste évoque une ville qui le fait vibrer, ailleurs.
C’est presque un non-voyage que nous propose le chanteur Ours.



 

Shanghai express
Shanghai (« sur la mer » en dialecte chinois) était la capitale de l’opium, du jeu et de la prostitution au XIXe. La ville ne comptait qu’un million d’habitants en 1920. Ils sont 18 millions aujourd’hui. Considérée comme le symbole du capitalisme, la « perle de l’Orient » a longtemps été placée
sous surveillance par Pékin. Mais 20 % de la production industrielle chinoise venant de Shanghai
et sa région, la ville est parvenue à préserver une certaine indépendance d’esprit. Et elle reste
la capitale incontestée de la mode en Chine.

Cartes postales
Malgré les bombardements japonais, durant la Seconde Guerre mondiale, la ville garde de nombreuses traces architecturales de son passé colonial. Les sièges des banques se disputaient le néo-classique et l’art déco. La longue rue de Nankin (5 km) est l’artère autour de laquelle la ville s’organise. Depuis le début des années 90, Shanghai s’est radicalement transformée. On y compte quelques centaines de tours et la ville – qui doit accueillir l’exposition universelle en 2010 – est un immense chantier. Au cœur de la vieille ville, le jardin Yu attire promeneurs et touristes : il est considéré comme l’un des plus beaux du monde.

Y aller
Le passeport ne suffit pas. Il faut un visa pour aller en Chine. Au départ de Roissy, plusieurs compagnies (dont la China Eastern Airlines) relient Paris à Shanghai Pudong. Un aller-retour (au départ de Paris) coûte entre 600 et 800 euros. L’aéroport international chinois est relié à la ville par un train Transrapid. Une fois en ville, vous avez le choix entre 200 lignes de bus, 5 lignes de métro et les taxis (pas si chers).



S'y loger
Recommandé par les Français de Shanghai, l’hôtel Astor. L’ancien palace a vu défilé les grands du monde et présente des tarifs abordables (60/80 euros/nuit). Il offre une belle vue sur la ville et sa position stratégique (face au consulat de Russie !) en fait un point de départ idéal pour un tour sur le Bund.

S'y restaurer
Shanghai compte une multitude de grands et tout petits restaurants. Chinois, bien entendu, mais aussi japonais. Après avoir largué quelques bombes dans les années 40, ils sont revenus y faire des affaires, indiens, grecs ou… italiens. Mc Do est (aussi) chez lui, ou presque à Shanghai. Julien, qui a tenu un blog de référence (www.julien.delerue.fr), s’est régalé au Shinotori (803 Juju Lu). Belle et bonne table mais pas donnée !

Événements
Comme toute l’Argentine, Buenos Aires aime faire la fête. À noter sur l’agenda, en général fin février, l’incontournable Buenos Aires Tango, “le” festival des allumés du tango. Le 9 juillet, la ville comme le pays fête son indépendance (depuis 1816) et le mois d’août est, à lui seul, une grande fête : le Festival de la Luz est celui de toutes les rencontres (encuentros abiertos) entre les artistes et le public. La jeune création argentine s’y donne rendez-vous.



Circuit Kostar
La pollution n’est pas la seule plaie de Shanghai. Rue de Nankin, les vendeurs de Rollex au kilo (et autres copies de marque) y sont plus redoutables que les moustiques. Le plus simple (qui n’est pas simple) est de les ignorer. La ville se divise en deux parties et s’organise de part et d’autre du Hangpu, Puxi, la partie la plus ancienne et Pudong, le quartier des affaires, avec sa forêt de gratte-ciel sur la rive droite du fleuve. La nuit est aussi colorée ici qu’à Hong Kong. Outre le temple du (célèbre) bouddha de jade, il faut jeter une œil au nouvel opéra de Shanghai, place du peuple. Le bâtiment, inauguré en 1998, est signé Jean-Marie Charpentier. Et le rideau de scène, Olivier Debré. Capitale de la mode, Shanghai est aussi une capitale culturelle. La biennale d’art contemporain, organisée par le Shanghai Art Museum, ouvrira ses portes le 8 septembre.