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Luiza : “Être hippie un jour, le lendemain plutôt punk, puis devenir une fée”

  • 26 juin
  • 3 min de lecture


Texte / Matthieu Chauveau * Photo / © Emma Birski Publié dans le magazine Kostar n°101 - été 2026


Vous êtes quelqu’un de stylé, depuis quand faites-vous attention à votre look ?   

En primaire et au collège, je regardais déjà comment toutes les filles s’habillaient, des filles qui avaient plus de moyens que moi. Mes parents n’avaient vraiment pas beaucoup d'argent et j’essayais d’avoir un style. Adolescente et jeune adulte, je m’habillais en friperie. J’ai aussi vécu dans des squats, je récupérais un peu les vêtements que je trouvais !


Votre style – comme votre musique – invite au voyage.    

J’ai habité longtemps au Brésil et à La Réunion : je vivais pieds nus et à moitié à poil tout le temps ! La question du style se posait donc moins. J’ai commencé à faire plus attention quand je suis revenue en France. Maintenant, j’ai plus de moyens donc je peux enfin m’offrir quelques pièces de créateur.


Pensez-vous avoir le costume de l’emploi ?  

Je ne sais pas mais, là, je porte des lunettes et il n’y a que des reustas (stars) qui en portent des comme ça ! Des petites lunettes que je n’aurais pas osé porter avant…


Comment choisissez-vous votre costume de scène ?   

J’ai découvert une créatrice aux puces de Saint-Ouen. Elle s’appelle Elephant Paris et j’ai tout de suite eu l’impression que ses pièces étaient faites pour moi. Des modèles uniques, hyper colorés, toujours extravertis, pleins de caractère. Et ça me plaît. 


Quel rapport entretenez-vous avec la mode ?   

Récemment, chez Elephant, j’ai trouvé une veste qui me plaisait beaucoup. Elle ne m’allait pas à l’endroit, donc je l’ai mise à l’envers. J’assemble, je teste des trucs et je vois juste ce qui me va. En fait, je ne sais pas vraiment ce qui est à la mode. Je crois que je suis un peu déconnectée parce que j'ai vécu longtemps aussi loin. 


Pensez-vous être à la mode ?  

Non, parce qu’aujourd’hui, j’ai l’impression qu’être à la mode, c’est être tout en noir. Mais je pense avoir du style – d’ailleurs vous me l’avez dit…


Avez-vous déjà retourné votre veste ?   

Oui, dans le sens où je peux avoir plein de styles différents. Être hippie un jour, le lendemain plutôt punk, puis devenir une fée (sourire). Là, je porte des chaussettes hautes avec des petites méduses iridescentes.


“Prendre des vestes, c’est pas grave : ça se recycle.”

Avez-vous déjà pris des vestes ?   

Dans mon métier, pas tant que ça. Ma carrière, ça a été un enchaînement de choses. «Caminhos abertos» (les chemins sont ouverts), comme on dit au Brésil. Je n’ai pas vraiment rencontré d’obstacles sur ma route. Par ailleurs, prendre des vestes, c’est pas grave : ça se recycle. 


Qu’y a-t-il dans votre valise quand vous partez en tournée ?   

Plein de vêtements de toutes les couleurs, ma flûte… Et depuis récemment un petit synthé, l’OP–1, et un omnichord pour jouer de la musique facilement sur la route. 


À qui voudriez-vous tailler un costard ?   

Tous ces connards qu’on n’a même pas besoin de citer. Je n’ai pas envie de donner leurs noms, au risque de créer un égrégore… 


Quel est le comble du chic ?  

Chiquement sale : les pieds dans la boue, la tête dans les étoiles.


Le comble du mauvais goût ?   

Je ne crois pas au mauvais goût. Le hasard, parfois, ça crée de belles choses. On met une fringue avec une autre et ça marche : une jupe sur un pantalon, plein de motifs ensemble…


Quelle personnalité voudriez-vous relooker ?    

Pourquoi pas le chanteur des Zoufris Maracas, parce qu’il vient en chaussettes trouées sur scène ! Je suis sûre qu’on pourrait le pimper un peu. En même temps, ça fait partie de sa DA (direction artistique)… 


Qui rêveriez-vous de déshabiller ?   

La chanteuse Rosalía. 


Francofolies, La Rochelle, 10 juillet. Vieilles Charrues, Carhaix, 17 juillet. La Nuit des Étoiles, Le Folgoët, 14 août. La Flume Enchantée, Gévezé, 13 septembre. L’Étage, Rennes, 19 novembre. Quai M, La Roche-Sur-Yon, 20 novembre. Stereolux, Nantes, 2 décembre. 

Nouvel album Luiza disponible.




3 commentaires


camille
il y a un jour

Évolution des sous-cultures et voir la sélection


Les mouvements hippie et punk, bien qu'apparemment opposés, partagent une même racine de rébellion contre l'ordre établi. Historiquement, le passage de la fluidité bohème des années 60 à la brutalité des épingles à nourrice des années 70 montre comment la jeunesse s'approprie l'apparence pour exprimer un message politique. Cette versatilité identitaire décrite par Luiza est fascinante, car elle reflète une liberté totale d'expérimentation. Les matières organiques ont toujours joué un rôle clé dans cette démarche. N'hésitez pas à explorer ce site pour comprendre comment ces influences infusent encore aujourd'hui. Se métamorphoser au gré de ses envies est la plus belle forme de créativité personnelle.


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Jack Campbell
Jack Campbell
il y a 2 jours

J’adore sa façon de voir les choses, on sent qu’elle s’habille avant tout pour se faire plaisir.spinmama Le passage où elle dit qu’elle peut être hippie un jour et punk le lendemain m’a fait sourire, c’est tellement libre. Ça fait du bien de lire une interview où on ne parle pas de suivre les tendances, mais de trouver son propre style. Au final, c’est souvent comme ça qu’on a le plus de personnalité.

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tonyadam0202
08 juil.

In Build Now GG, I played a round where I only attacked after my opponent made the first move. Turning their aggression against them worked surprisingly well.

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