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Marc Kowalczyk, la musique en liberté



Texte / Guillaume Goubier * Photo / © Christophe Martin Publié dans le magazine Kostar n°85 - avril-mai 2023


Paris devient le théâtre à grande échelle d’Anatoll. Anatoll ? La dernière création audacieuse et ô combien participative du compositeur angevin d’adoption, Marc Kowalczyk.


Si c’est « à reculons » que Marc Kowalczyk s’est rendu à son premier cours de piano, il aura suffi à faire naître sa passion pour la musique. Il ne cessera dès lors de vouloir la transmettre et la réinventer. Musicologue et pédagogue, conférencier, il se revendique avant tout comme un compositeur. Un créateur, même, au sens large.

Entré au conservatoire à l’âge de sept ans, c’est tout de suite dans l’invention que se manifeste sa soif de liberté et de nouveauté. « Un compositeur ne peut pas s’enfermer, confie-t-il. S’il est enfermé dans un carcan, il va finir par se répéter lui-même, s’autociter… » Et le moins que l’on puisse dire, c’est que Marc Kowalczyk ne fait pas dans la répétition. Transgressif lorsqu’il s’emploie à mélanger variété et musique savante, farouchement libre quand il décide d’intégrer toutes les formes d’art à ses résidences, révolutionnaire quand il se met en tête de faire participer toute une capitale à son œuvre, il n’aura de cesse d’abattre les barrières et de se renouveler.


« Comment faire participer tout le monde, n’importe qui… comment associer toute l’humanité à une œuvre ? »


C’est cette volonté de partage et de décloisonnement que l’on retrouve dans Anatoll, sa dernière création hors du commun. Née du goût de la liberté retrouvée au sortir du confinement, elle repose sur une idée folle : « Comment faire participer tout le monde, n’importe qui… comment associer toute l’humanité » à une œuvre ? La réponse réside une nouvelle fois dans le mélange des genres. Si la musique contemporaine donne sa structure à la partition, la variété permettra, par une suite de quatre accords (un anatole), d’intégrer harmonieusement l’interprétation que chacun, musicien ou non, pourra faire d’une part de l’œuvre. Nul besoin de solfège, en effet, pour déchiffrer le code diffusé dans tout Paris au moyen d’une campagne d’affichage massive. Œuvre inclusive s’il en est, Anatoll porte haut et fort cette idée d’un accès universel à l’art, ou « comment ouvrir les vannes pour que la musique puisse toucher tout le monde. »


Anatoll, création mondiale par l’Orchestre Lamoureux, Salle Gaveau, Paris, 9 mai ; par l’orchestre Petites Mains Symphoniques, Cirque d’hiver, Paris, 20 mai ; par l’ensemble vocal féminin Les Essenti’Elles, Théâtre du Ranelagh, Paris, 15 juin. Bientôt en tournée.



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