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Merci Boulette, Sainte catering

12 sept.
2 min de lecture



Dans les coulisses du Chabada et d’ailleurs, Lucie veille aux équipes et aux artistes. Depuis quatre ans, sous le nom de Merci Boulette, elle invente et cuisine des plats végétariens qui se mangent avant ou après la scène. Une heure à tailler la bavette (au sens figuré) avec une Angevine du catering.


On la voit, on ne la voit pas. Lucie, aka Merci Boulette, aime cet entre-deux. Dans l’ombre de sa cuisine du Chabada, elle prépare les repas qui nourrissent le petit monde qui gravite autour des concerts. Et quand c’est servi, elle est là. Même tôt le matin, quand le petit-déj attend les artistes qui débarquent du tour bus en claquettes-chaussettes. Même tard le soir, quand l’équipe d’IAM reprend des forces et qu’Akhenaton vient la remercier avant un échange improbable autour des bienfaits du fenouil. Est-ce que c’est son meilleur souvenir ? Presque. La palme, elle la réserve à Yoa qui a répété sur scène « le catering était hyper bon » pendant son passage pour le Elles Festival. Elle a vécu la dédicace en régie, avec sa collègue Tartoche (voir Kostar #97), venue lui prêter main forte. « Yoa m’a beaucoup fait rire et beaucoup touchée », se rappelle Lucie qui accumule les souvenirs sur et en dehors de la scène.


Smac et sumac

Depuis 2022, elle cuisine des plats exclusivement végétariens, voire vegans, en phase avec les besoins de celles et ceux qui travaillent. « Une personne qui va sur scène pour chanter ne va pas manger la même chose qu’un.e technicien.ne qui va bosser jusqu’à 1 heure du matin pour un démontage. » Alors elle adapte, crée des contrastes de goût, imagine des suites de plats qui peuvent s’associer, quitte à ce que chacun.e fasse sa popote. « C’est une belle gymnastique. C’est hyper stimulant, ça m’oblige à chercher de nouvelles inspirations. » Parfois, elle s’extrait de la salle pour nourrir les équipes du Campus Day, du Qu4tre ou de maisons de quartier angevines. Cette année, elle s’est même échappée quelques mois à Paris pour se former avant un long stage au restaurant Glaz dans le Finistère, d’où elle est revenue encore plus fan de son ingrédient secret : le sumac. Elle est de retour, derrière les fourneaux et parfois comme DJ avec Julie, sa collègue du Chabada, sous le nom de Red Pants. Comme un passage naturel du catering aux platines.    


instagram/merci.boulette/


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