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Sarah McCoy : “Je respecte le monde de la modemais c’est pas trop mon truc”

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  • il y a 4 jours
  • 3 min de lecture

Dernière mise à jour : il y a 9 heures



Texte / Matthieu Chauveau * Photo / © Anka Publié dans le magazine Kostar n°99 - février-mars 2026


Vous êtes quelqu'un de stylé, depuis quand faites-vous attention à votre look ? 

J’ai toujours été attirée par tout ce qui brille. J’adore les choses qui font un petit flash. Monter sur scène, j’ai toujours traité ça comme aller à l’église. v


Comment choisissez-vous votre costume de scène ?

Au début, j’ai porté beaucoup de carreaux, tout un bricolage avec des cartouches, du fil de fer, le tout collé avec de la glu. C’était pas toujours très pratique. Maintenant, je fais plus simple. Je mets par exemple une robe noire et, dessous, je porte un body, aux motifs arc-en-ciel, qui brille beaucoup. 


Pourquoi ce goût des cornes, sur vos deux pochettes d’album ?

Ça vient du carnaval de La Nouvelle-Orléans : je créais toujours des choses pour mettre sur ma tête. Dans les parades, c’est une sorte de célébration. À une époque, j’ai aussi accroché des bouquets de fleurs. Mon premier concert filmé en France, j’avais un (faux) serpent… Avec de belles choses dans mes cheveux, ça me va, je me sens plus belle !


Quel rapport entretenez-vous avec la mode ?

Je n'achète pas de magazines mais des choses m’attirent l’œil, comme tout le monde. En tout cas, j’essaie d’éviter la fast-fashion. En ce moment, j’essaie d’apprendre comment coudre. J’ai acheté une machine pour, peut-être, faire moi-même des vêtements. Je respecte le monde de la mode mais c’est pas trop mon truc.


“Ma mère me disait toujours : on ne va pas devant Dieu avec un tee-shirt et un pantalon. Sauf que là, le dieu, ce serait plutôt l’art, la musique.”

Pensez-vous être à la mode ? 

Je ne pense pas. Je suis une créatrice, ça c’est sûr. Sur scène, avant, je portais un tas de matières avec des épingles. Mais ça ressemblait plutôt à un rideau qu’à une vraie fringue. Il y a quelque chose qui me force à participer à la création de mes vêtements : j’en trouve très peu à ma taille dans le prêt-à-porter. Si je veux me sentir confortable, je dois mettre la main à la patte.


Être à la mode, c’est quoi pour vous ? 

Le côté punk en moi dit que c’est quelque chose de négatif. On cherche tous un moyen de s’exprimer. Il y a toutes sortes de looks : gothique, preppy… Mais je ne suis pas trop fan de ce côté commercial. 


Avez-vous déjà retourné votre veste ? 

Oui, plein de fois ! J’ai l’impression que je suis déjà morte 10 fois, et que je suis dans une énième réincarnation. À La Nouvelle-Orléans, je trouvais l’essentiel des ustensiles dans les poubelles. Je m’en fichais. Donc je créais ma propre mode. Quand je suis arrivée à Paris, mon manager m’a forcée à acheter de nouveaux vêtements, parce qu’il fallait faire des radios, des télés...


Avez-vous déjà pris des vestes ? 

Mon dernier concert à La Nouvelle-Orléans, il y avait cette meuf républicaine type MAGA. Elle a pris un billet de 1 dollar, et comme si j’étais une danseuse de club, elle a frappé mon visage avec son argent, pour que je joue Me and Bobby McGee de Janis Joplin. Je me suis dit qu’il était vraiment temps que je quitte les États-Unis.

 

Qu’y a-t-il dans votre valise quand vous partez en tournée ? 

J'ai mes soins de visage, parce que je porte beaucoup de maquillage. Tout un tas de maquillage ! Un humidificateur que j’utilise pour chauffer ma voix. Toujours une paire de chaussures pour la scène, souvent des talons hauts, ma tenue. Et de l’huile de menthe poivrée.


Quel est le comble du chic ? 

Les hôtesses de l'air et les stewards. J’aime beaucoup leurs uniformes et leur look très clean, tout en ayant l’air naturel, sans effort. Je les trouve toujours « classy as fucked » !


Le comble du mauvais goût ? 

Les gens qui portent tout en tricot : sac, bikini, robe… Ça a été très tendance dans des festivals comme Coachella ou Burning Man. C’est porté par des gens souvent très beaux. Moi, je trouve ce style très moche !


Quelle personnalité voudriez-vous relooker ? 

Relooker quelqu’un, je ne me permettrais pas. Mais quand même, j’enlèverais bien les casquettes Make America Great Again à tous ceux qui en portent… 


Votre premier tee-shirt de groupe ? 

Gwar. Un super groupe de metal punk, qui a été une grande influence pour moi. Je l’avais acheté après un concert, je devais avoir 16 ans et leurs concerts étaient vraiment dingues.


L’Amérance, Cancale, 20 février.

Théâtre, Bressuire, 27 mars.

Le Carré, Cesson-Sévigné, 2 avril.

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