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Tim Dup : “Je n'ai pas le costume du musicien tel qu'on peut se l'imaginer”


Interview / Matthieu Chauveau * Photo / Hugo Pillard Publié dans le magazine Kostar n°62 - octobre-novembre 2018


Vous êtes quelqu'un de stylé, depuis quand faites-vous attention à votre look ?

Je ne suis pas certain d'être stylé. Ce n'est pas ce à quoi j'accorde le plus d'importance mais c'est peut-être aussi mon défaut. Parce que mine de rien, le style est important en terme de positionnement et de ce qu'on raconte en tant qu'artiste. J'essaie donc d'y faire plus attention depuis que je fais de la promo. Quand on va en télé, il faut savoir se saper un peu (sourire).


Pensez-vous avoir le costume de l’emploi ?

En tout cas, je n'ai pas le costume du musicien tel qu'on peut se l'imaginer. Je m'habille simplement. Peut-être qu'en cela, j'essaie de faire en sorte que ce soit cohérent avec ce que je défends artistiquement, c'est-à-dire un truc un peu sincère et authentique.


Comment choisissez-vous votre costume de scène ?

J'aime varier selon les endroits où je joue. Par exemple, j’ai chanté Barbara à la Philharmonie de Paris avec le pianiste classique Alexandre Tharaud. Pour contraster, j'avais mis un jean et des tennis.


Quel rapport entretenez-vous avec la mode ?

Un rapport de fascination et en même temps de distance. Dans la mode, il y a quelque chose de la tendance qui est finalement très éphémère. L'enjeu est peut-être justement de devancer la mode en trouvant son propre style, qu'il soit musical ou vestimentaire, pour s'approprier sa propre identité.


Pensez-vous être à la mode ?

Je ne sais pas. Artistiquement, on me catalogue dans cette nouvelle scène française un peu hybride entre plusieurs genres musicaux, qui se remet à chanter en français. En ça, je suis dans une certaine mode musicale mais qui n'a pas été calculée. J'ai juste cherché à faire ce qui me plaît, ce que je transpire, ce que je suis.


“À mon âge, dans la vingtaine, on construit et on déconstruit plein de choses.”

Avez-vous déjà retourné votre veste ?

Oui beaucoup. Je suis quelqu'un qui doute en permanence. Mais je le revendique. On n'est jamais figé en tant qu'être humain, surtout dans une société où tout bouge très vite. À mon âge, dans la vingtaine, on construit et on déconstruit plein de choses.


Avez-vous déjà pris des vestes ?

Bien sûr. Des vestes amoureuses, ce qui a donné quelques chansons. Professionnellement, j'ai beaucoup de chance parce que mon EP et mon album ont été bien reçus même si, forcément, j'ai aussi eu des commentaires négatifs. Mais ils m'ont encore plus donné la niaque, l'envie d'aller de l'avant.


Qu’y a-t-il dans votre valise quand vous partez en tournée ?

Mes vêtements de scène. Deux paires de chaussures : des Reebok classiques blanches et des Clarks noires. Des tee-shirts, des sweats et un bomber bleu marine. Des chaussures de running, un short et des chaussettes pour courir. Mais aussi du gingembre pour mettre dans mon thé et une écharpe, pour protéger ma voix. De temps en temps, j'emmène une PS4 pour jouer à GTA ou FIFA.


À qui voudriez-vous tailler un costard ?

À Marine Le Pen. Et je lui broderai de grandes banderoles "frontières ouvertes".


Quel est le comble du chic ?

La nuance et la sobriété. Chez une femme, une robe noire ou bleu marine élégante, taillée assez simplement. Et portée sans trop de maquillage.


Le comble du mauvais goût ?

En terme vestimentaire, j'aurais du mal à dire ce qu'est le mauvais goût puisqu’il est un peu propre à chacun. Mais humainement, quelqu'un qui se prend pour quelque chose qu'il n'est pas, je trouve ça de très mauvais goût.


Qui a bien pu inventer le verbe s'endimancher ?

Dieu. Quoique non, s'il existe, il doit plutôt être à la cool que bien sapé le dimanche. Genre claquettes et jogging.


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