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Timothée Zig, fusion des genres

  • 24 juin
  • 2 min de lecture

Texte / Fabienne Ollivier * Photo / Julien Ben Hamou Publié dans le magazine Kostar n°101 - été 2026



Il fait partie de la troupe de Black Legends, une grande fresque sur l’histoire de la musique afro-américaine qui connaît un grand succès. Timothée Zig raconte son chemin pour devenir danseur professionnel, de ses débuts à Brest jusqu’aux plus prestigieux opéras. Une ascension électrisante.


Quand il rend visite à son Brest natal, Timothée Zig passe toujours par les Capucins, un endroit où plus jeune, comme tant d’autres de sa génération depuis l’ouverture en 2016, il a pris le pli de venir danser librement. Tout commence à treize ans : « Dans mon quartier à Bellevue, on avait créé un petit groupe de break… On a commencé à faire pas mal de battles et à se déplacer dans le département. » Au lycée, après le choc de la perte de son père, il abandonne sa filière marketing… Et par un heureux choix de réorientation, il débute un cursus au Conservatoire. Rencontre avec la danse jazz, certes plus académique. « Je me suis pleinement plongé dedans et ça m’a donné envie de devenir danseur-interprète. J’ai continué ma formation en spectacle vivant à Paris… » jusqu’à obtenir son DNSPD (Diplôme national supérieur professionnel de danseur). Débuts de l’intermittence, et tout s’accélère – «Ça explose, en fait !» – sans qu’il n’oublie jamais d’où il vient : « Je commence dans la rue et continue dans une institution sans jamais renier l’un pour l’autre. »  


“Une réponse aux inégalités sociales de la vie”

À 28 ans aujourd’hui, le danseur – qui pratique en parallèle le mannequinat – compte une quinzaine de participations à des opéras. Tournées en Europe, mais aussi en Amérique latine, aux États-Unis… Dans Black Legends, le musical, il est l’un de ceux qui incarnent l’histoire de la musique afro-américaine. « Une manière de porter un message d’égalité », confie-t-il. « J’ai des frissons, j’ai la chair de poule à beaucoup d’endroits du show… » Comme un écho à son histoire personnelle… À l’international encore, il est dans la distribution de l’opéra de Purcell The Fairy Queen, Le Songe d’une nuit d’été revisité (avec la Cie Käfig). Et à Créteil, il fait partie de la compagnie EMKA de Mehdi Kerkouche : « On est plus sur le contemporain mais je mets évidemment ma patte break et jazz dedans. » Car c’est bien ce qui motive Timothée Zig, cette fusion des genres. « La danse hip-hop et le jazz sont très liés, c’est une réponse aux inégalités sociales de la vie. C’est surtout ça qui m’a donné envie de fusionner ces deux courants. » Son ambition ? Créer sa propre compagnie, avec sa propre vision, pourquoi pas en terre bretonne…    


Instagram : @timo_.z

Black Legends, Liberté, Rennes, 17 juin 2027 ; Zénith, Nantes, 18 juin 2027.


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