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Yvann Alexandre, Lumière sur N.éon

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  • 21 janv.
  • 2 min de lecture

Texte / Vincent Braud * Photo / Mathilde Guiho Publié dans le magazine Kostar n°99 - février-mars 2026


N.éon, voilà un titre qui mérite bien un coup de projecteur. D’autant que cette création est la “der des ders” d’Yvann Alexandre. Le chorégraphe quitte la Région en septembre pour prendre la direction du CDCN (centre de développement chorégraphique national) de Strasbourg. En attendant, lumière sur N.éon !


S’il n’est pas du genre à cultiver la nostalgie, Yvann Alexandre n’en a pas moins ressenti un petit pincement au cœur, le 24 janvier, à l’issue de la première de N.éon à la Bannanefabrik de Luxembourg. « N.éon va au-delà d’Infinité (ndlr création de 2023)… J’ai souhaité m’arrêter à l’endroit du plaisir. » Et il y en a manifestement sur le plateau. Ils sont cinq à vivre et faire revivre le chevalier d’Éon ou, plus précisément pour l’état-civil, Charles d’Éon de Beaumont. Charles ou Charlotte puisqu’un doute plane sur l’identité réelle de cette espion de Louis XV.   Le chorégraphe a donc imaginé cette pièce « comme une partie d’échecs ». Un petit jeu de qui est qui. « Homme ou femme, chacun est à la fois espion de l’identité de l’autre et acteur d’un récit commun… Sur scène, des corps, des gestes, des souffles, tout ce qui fait notre humanité… avec une infinité de rôles et de genres. » Et une (petite ?) claque au passage à ceux qui pensent que les Trans Musicales est un festival de musique transgenre !  


Sur scène, des corps, des gestes, des souffles, tout ce qui fait notre humanité...

Ne parlez pas à Yvann Alexandre d’une création-testament. S’il met un terme, avec cette pièce, à sa carrière de chorégraphe, le futur quinqua ne coupe pas le moteur pour autant. « J’ai toujours été attaché au partage et à la transmission… » À 50 ans (dans quelques mois), l’envie reste intacte. Avec lui, depuis 2019, le Théâtre Francine Vasse à Nantes, s’est ouvert à de nouveaux publics. Il y a imaginé un espace ouvert, de rencontres, d’échanges, d’expériences et de créations. On imagine mal que ce N.éon puisse s’éteindre tout à fait. Un point final ? Plutôt un point d’orgue pour que la fête continue.   


N.ÉON, Théâtre des Ursulines, Château-Gontier sur Mayenne, 3 février ;

Le Quatrain, Haute-Goulaine, 12 mars ;

THV, Saint-Barthélemy-d’Anjou, 17 mars ;

Le Lieu Unique, Nantes, 2 au 4 juin. 

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