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10-vins, le respect de l’étiquette



Texte / Vincent Braud * Photo / Tangui Jossic pour Kostar Publié dans le magazine Kostar n°50 - avril-mai 2016


Un flacon de 10 cl de vin, une machine à servir ce vin dans les meilleures conditions : pas de doute, 10-Vins bouscule les habitudes. La start-up nantaise connaît un étonnant succès. Et pas seulement à Las Vegas. Dégustation.

Ils sont trois – Thibaut Jarrousse, Jérôme Pasquet et Luis Da Silva – à partager des formations d’ingénieurs et une passion pour le vin. De leurs parcours industriels, ils ont gardé l’expérience du travail en commun et le goût de la recherche. « En tant qu’amateurs, on était, comme tout le monde, à la recherche du bon producteur et du bon vin. Mais, souvent, on était frustré : on ne retrouvait pas, à la maison “le” vin qu’on avait acheté… On a donc cherché, explique Thibaut Jarrousse, une solution qui permette de déguster le vin dans les meilleures conditions. »

En 2012, le trio crée donc 10-Vins. Une start-up et un concept original : “le vin au verre à la maison comme au restaurant”. D’abord un joli flaconnage sérigraphié de 10 cl (recyclable of course !) pour une trentaine de références à ce jour. Puis la D-Vine, incroyable machine à servir ce vin à la température idéale et avec l’oxygénation appropriée. Rien de plus simple.

Une puce électronique, intégrée à l’étiquetage du flacon, permet de se connecter à une tablette pour prendre connaissance de la carte de visite du vin : présentation du cépage ou de l’assemblage, millésime, viticulteur-récoltant, température de dégustation… Mais cette puce permet également à la D-Vine de “lire” ses informations et de servir ce vin dans les règles de l’art. On ne déguste pas un Muscadet de Bruno Cormerais, un Crozes-Hermitage de Laurent Habrard ou… un Château Beychevelle dans les mêmes conditions. Bref, le concept peut se prévaloir du strict respect de… l’étiquette.


“On tenait à cette fabrication “made in France”, histoire de faire mentir la réputation qui veut qu’en France on sache dessiner de beaux outils sans pouvoir les fabriquer et les vendre…”

« On a commencé nos recherches, au fond d’un garage en 2010… On voulait développer un concept qui tienne la route. La mise au point de la machine et sa fabrication ont pris plus de temps que prévu. 5 ans au total. Mais tout ou presque est fabriqué dans la région : l’électronique à Vigneux-de-Bretagne, la plasturgie à Aigrefeuille, la fonderie à Nantes, l’usinage à Mortagne-sur-Sèvre… On tenait à cette fabrication “made in France”, histoire de faire mentir la réputation qui veut qu’en France on sache dessiner de beaux outils sans pouvoir les fabriquer et les vendre… »

« Les modes de consommation évoluent… », poursuit l’un des trois mousquetaires. « Il y a le traditionnel poulet-frites du dimanche mais aussi l’apéro-tapas. C’est une autre façon de partager. On peut comparer, déguster, partager… » Une vraie révolution qui répond à une évolution de nos comportements : consommer moins mais consommer mieux. Et commander, de chez soi, en deux clics.

Le concept a séduit au dernier CES (*) de Las Vegas. Et sur les salons, en France et en Europe, l’accueil dépasse aujourd’hui la simple curiosité. Alors, santé !


(*) CES : Consumer Electronic Show, salon international présentant les tendances high-tech et nouveautés technologiques grand public.


www.10-vins.com Showroom, 7 rue de la Tour d'Auvergne, Nantes.


5 dates clés


2010 Premiers prototypes de la D-Vine fabriqués dans le garage

2012 Création de 10-Vins

2014 Ouverture du Concept Store

2015 Lancement de la D-Vine

2016 Participation et Récompenses au CES de Las Vegas

Illustration
© Elly Olman

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