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Trajectoires, sortir du cadre


Winterrese © Brescia e Amisano Teatro alla Scala Stefania Ballone Marco Agostino Chiara Fiandra Andrea Risso

Texte / Patrick Thibault

Publié dans le magazine Kostar n°68 - décembre 2019-janvier 2020


Pour sa troisième édition, le festival de danse initié par le Centre Chorégraphique National de Nantes se déploie toujours plus loin (jusqu’à Saint-Nazaire et Vallons d’Erdre). 24 spectacles sur 25 lieux pour 10 jours d’une fête de la danse qui s’invite aussi là où on ne l’attend pas. La programmation collective par l’ensemble des structures partenaires semble cette fois plus harmonieuse en terme esthétique et résolument axée sur la création contemporaine.

Talents d'ici

Un festival est l’occasion de mettre en avant les talents d’ici. Et ils sont nombreux lorsque l’on parle de danse. Avec notamment la complicité de Musique et Danse en Loire-Atlantique, on retrouve Gabriel Um pour Candide 1.1 (5 soli) à l’ENSA, au CROUS, au Musée d’arts mais aussi à la Bibliothèque de Saint-Herblain. Le lieu unique présente Vague intérieur vague, la nouvelle création de Julie Nioche mais aussi l’installation Pater de Bastien Capela autour de la mort tragique de son père. Le Théâtre Francine Vasse propose, lui, Conversations, une création in situ de Sofian Jouini avec des chorégraphes-danseurs invités.

Grandes formes

Le Grand T présente Brother, pièce pour 7 danseurs à la fois physique et époustouflante de Marco Da Silva Ferreira, la nouvelle coqueluche portugaise de la danse. L’un des événements du festival, c’est la venue d’Angelin Preljocaj sur la scène de l’Opéra pour Winterreise (Le Voyage d’hiver), pièce qu’il reprend avec ses danseurs après l’avoir créée en début d’année pour le Ballet de la Scala de Milan. Le Théâtre de Saint-Nazaire présente, lui, la première française En Ré mineur de Yuval Pick. Et même si c’est jouer sur les mots parce que c’est un seul en scène, le Running Piece de Grand Poney est une variation en grande forme sur tapis roulant présenté à Stereolux. On dit la même chose des Arrêts de jeu de Pierre Rigal, pièce pour 4 danseurs au Quatrain et à l’Espace Paul Guimard.

Ailleurs

La danse en extérieur, même en janvier, sous les Nefs, c’est bientôt fait avec Vendredi, une chorégraphie de La Fabrique Fastidieuse sur dancefloor urbain géant et libérateur. La nocturne au Château des Ducs est reconduite, pilotée par Ambra Senatore en lien avec l’exposition Amazonie. Sous la coupole CGA (NGE), écrin sublime, Jennifer Dubreuil Houtheman présente Voyez comme on dort ! Mais une chose est sûre, pendant ces dix jours de partage, on ne ferme pas les yeux.

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Illustration
© Alexia Moutel

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