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Albin de la Simone : “Être à la mode a à voir avec le fait de vouloir être jeune”


Interview / Matthieu Chauveau * Photo / Yann Rabanier Publié dans le magazine Kostar n°58 - décembre 2017-janvier 2018

Vous êtes quelqu'un de stylé, depuis quand faites-vous attention à votre look ?

Depuis la 5e, quand je me suis vu avec une veste en jean, des santiags et un écusson géant du groupe Kiss dans le dos et que j’ai compris que ce n’était pas moi.


Pensez-vous avoir le costume de l’emploi ?

Oui. La musique est un peu à la voix ce que le costume est au corps. La voix et le corps, on ne les choisit pas mais, ensuite, on trouve la bonne musique et le bon costume qui vont avec.

Comment choisissez-vous un costume de scène ?

C’est une rencontre. Là par exemple, j’ai un costume bleu turquoise de chez agnès b. Je trouvais la coupe un peu trop estivale, du genre “je bois des cocktails sur un ponton”. Je l’ai fait entièrement reprendre.


“Je m’intéresse aux fringues, aux couleurs mais la mode en tant que collections qui changent tous les ans, je m’en fous.”

Quels rapports entretenez-vous avec la mode ?

Je m’intéresse aux fringues, aux couleurs mais la mode en tant que collections qui changent tous les ans, je m’en fous.


Pensez-vous être à la mode ?

C’est rigolo parce que de jeunes Belges ont récemment fait une petite vidéo très drôle sur moi et l’un d’eux dit que je suis habillé comme le patron de son père. Donc non, je ne pense pas être à la mode (sourire).


Être à la mode, c’est quoi pour vous ?

Quelque chose qui a à voir avec le fait de vouloir être jeune.


Avez-vous déjà retourné votre veste ?

Politiquement ou en amitié, non. Sinon, oui souvent. C’est en essayant de mettre sa veste à l’envers pour voir si elle n’est pas un peu mieux qu’on avance.

Avez-vous pris des vestes ?

Plein. Des vestes amicales, amoureuses, professionnelles et artistiques. Ce n’est pas ce que je préfère mais c’est important d’en prendre.


Qu’y a-t-il dans votre valise quand vous partez en tournée ?

Elle est très structurée, remplie de plusieurs tote bags contenant chacun une chose différente : des gourdes sans BPA pour moi et mes musiciens pour ne pas utiliser de bouteilles en plastique jetables, mon matériel de scène, mon costume, un steamer pour le défroisser, ma paire de chaussures El Ganso, des crayons et mon iPad sur lequel je dessine beaucoup.


À qui voudriez-vous tailler un costard ?

À l’industrie agro-alimentaire qui pourrait d’ailleurs être symbolisée par un gros mec en costard.


“Comme la connerie, le mauvais goût nous entoure.”

Quel est le comble du chic ?

Un très grand vin servi dans une carafe toute simple. Le truc excellent mais pas démonstratif.


Le comble du mauvais goût ?

Je ne pourrais pas l’exprimer, ni donner d’exemple précis mais je le ressens très souvent. Comme la connerie, le mauvais goût nous entoure.


Quelle personnalité voudriez-vous relooker ?

Les hommes politiques en général. Ils sont tous habillés pareil. S’ils avaient des habits un peu plus expressifs, ça me les rendrait plus humains.


Qui rêveriez-vous de déshabiller ?

Cette question m’amène à l’idée d’un homme qui déshabille une femme et je crois que c’est ce dont on parle en ce moment… L’image exprime un truc un peu violent qui ne m’inspire pas trop.


Votre premier tee-shirt de groupe ?

Ce qui est marrant, c’est la différence entre mon premier et mon dernier. Le premier, c’était Kiss. Le dernier, les Frères Jacques. Des groupes opposés mais tous les deux hyper lookés dans leurs genres.

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