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Cabadzi, décontracté du Blier

Mis à jour : 22 août 2019


Interview / Matthieu Chauveau * Photo / Christophe Crénel Publié dans le magazine Kostar n°58 - décembre 2017-janvier 2018


Leur nouvel album (décliné en spectacle) est conseillé même par les chroniqueurs ciné du Masque et la plume. Avec Cabadzi x Blier, le duo nantais emballe autant les fans de ses chansons électro-hip-hop-slam que ceux du réalisateur des Valseuses.


Comment s’est faite la rencontre avec Blier ?

En 2015, par le biais d’amis, on lui a fait passer une première maquette qu’il a trouvée super bien. Nous sommes allés chez lui et il nous a autorisés à nous servir dans ses textes. Une première pour lui ! On s’est tout de suite trouvé des atomes crochus.

Lesquels ?

Un goût pour la liberté, pour décrire l’humanité selon certains biais. Les films de Blier sont des fenêtres assez originales qui ouvrent des débats. Son travail sur la féminité et sur le genre, par exemple, avec des films comme Tenue de soirée ou Mon homme, on le trouve super moderne et très d’actualité.


“C’est à la fois du sample, de l’arrangement littéraire et de l’adaptation.”

Quel a été le déclic pour vous dire que Blier mis en musique, ça fonctionnerait ?

Déjà, il a une écriture super rythmique, un peu en mode punchline. On m’a dit plusieurs fois que j’avais une écriture assez proche de la sienne, assez répétitive, avec des phrases courtes. Ce projet est venu d’un essai, pour un morceau. Ce n’était pas calculé. Puis on en a fait un second, un troisième… et c’est devenu un disque et un spectacle.


Comment retranscrit-on des dialogues de film en chanson ?

On les a dactylographiés pour en faire une sorte de dictionnaire dans lequel on allait piocher. Il y a eu beaucoup de réécriture. On ne pouvait pas prendre des bouts de dialogue et les inclure directement dans les morceaux. On prenait ce qui nous intéressait et on l’adaptait au carcan de la chanson. C’est un boulot super agréable, assez ludique. C’est à la fois du sample, de l’arrangement littéraire et de l’adaptation.

Illustration
© Elly Olman

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