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Carte blanche : “Paysages productifs”, par Nicolas Floc'h


Paysages Productifs, macro-algues, - 8 m, Ouessant 2016, tirage pigmentaire sur papier mat Fine Art, 150 x 210 cm

Texte / Patrick Thibault * Portrait / Elodie Bernollin - Fondation Tara Expéditions Visuels / Nicolas Floc'h Publié dans le magazine Kostar n°57 - octobre-novembre 2017


À l’occasion de sa vaste exposition au FRAC Bretagne, Nicolas Floc’h présente dans Kostar une série représentative de son travail réalisé dans et avec l’élément marin.

Nicolas Floc’h et la mer, c’est une longue histoire. Lycéen, il envisageait de devenir marin pêcheur. S’il a partagé la vie des gens de mer, il continue néanmoins ses études. Cette double expérience lui permet d’aboutir à une démarche artistique qui évoque les problématiques environnementales, sociétales et économiques.

On connaît sa Tour pélagique, réalisée à partir de la forme et des dimensions de la Tour Eiffel. Mais depuis 25 ans, la sculpture, la photographie, la peinture, la performance, le dialogue avec les milieux scientifiques sont les moyens utilisés par cet explorateur d’un nouveau genre.


“Le milieu marin est opaque, on a du mal à se projeter. Un des enjeux de mon travail, c’est de le représenter de différentes manières.”

« Se nourrir, habiter et échanger » pourrait résumer son travail. « On peut ajouter néanmoins le mot transition, la durabilité de ces choses-là dépend d’une transition. » Si tout nous relie à l’océan, l’artiste propose au public de réfléchir mais aussi d’agir sur les problématiques infinies liées à la mer et à la vie.

Son travail s’intéresse à l’invisible et à l’inaccessible. « Le milieu marin est opaque, on a du mal à se projeter. Un des enjeux de mon travail, c’est de le représenter de différentes manières. » Alors qu’il explore les fonds marins du monde entier, Nicolas Floc’h réalise depuis 2015 des photographies et des études sur les habitats naturels en Bretagne. Macro-algues, étendues sableuses, roches, colonne d’eau… Cette série présentée dans ce portfolio livre des visions sous-marines où « la flore, emportée par le fux, crée des paysages sauvages, des espaces qui évoquent des forêts, des plaines, des grottes, des montagnes… »

Ce travail est présenté en noir et blanc : « On n’est pas juste dans la contemplation. Cette notion de paysages productifs raconte la relation au paysage et à la productivité et ce rapport photographique au paysage. » Le noir et blanc relie les photographies aux sculptures de l’artiste qui reproduisent les récifs qui sont de véritables villes immergées. Là encore, une représentation du monde. Car oui, sa matière de travail c’est le monde. « Je suis tout petit au milieu. Mais être artiste, c’est donner à voir et poser des questions. »


Vue d’exposition Frac Bretagne, 2017 (Structure productive, Etude RA # 3, 2016, Béton, 120 cm x 100 cm x 100 cm et Paysages Productifs, macro-algues, - 7m, Ouessant 2016, tirage pigmentaire sur papier mat Fine Art, 110 x 154 cm)

Paysages Productifs, macro-algues, - 8 m, Ouessant 2016, tirage pigmentaire sur papier mat Fine Art, 150 x 210 cm

Vue d’exposition Frac Bretagne, 2017 ( Structure productive, Etude RA, 2016, Béton et Paysages Productifs, macro-algues, - 11m, Ouessant 2016, tirage pigmentaire sur papier mat Fine Art, 110 x 154 cm / Paysages Productifs, roches, laminaires, oursins - 26 m, Ouessant 2016, tirage pigmentaire sur papier mat Fine Art, 110 x 154 cm)

Kuroshio, temp 24°, pH 8.112, pCO2 325 ppm, Sesoko, Avril 2017, Leg Japon, Tara Pacific

Paysages Productifs, macro-algues, - 11 m, Ouessant 2016, tirage pigmentaire sur papier mat Fine Art, 110 x 154 cm

Structures productives, récif artificiel Turtle triple, Japon, 2017, échelle 1/10 ème, Béton

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Illustration
© Alexia Moutel

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