Rechercher
  • signature 1

Clarens : “Le normcore, tout ce que je déteste”


Interview / Arnaud Bénureau * Photo / Seynabou Cissé Publié dans le magazine Kostar n°41 - été 2014

Quel est votre rapport à la mode ?

Je ne dirai pas que je m’en fous, mais presque. Je regarde ce qui se fait sans jamais y prendre part. Je reste détaché face à la mode.


Que signifie être à la mode ?

C’est anticiper que telle tendance va revenir au goût du jour et être dedans avant qu’elle n’arrive.


Avez-vous conscience d’être à la mode ?

Totalement. Même si c’est un peu calculé, je suis content d’avoir pris la vague du r’n’b hyper actuel au bon moment. Et ce, sans oublier mes racines.


Avez-vous un costume de scène ?

Pas du tout. Je suis souvent en chemise et en jean. Bon après, il est vrai que c’est un costume de scène qui ne porte pas son nom.


“Je suis content d’avoir pris la vague du r’n’b hyper actuel au bon moment.”

Quel est le comble du chic ?

Mettre du parfum pour aller aux toilettes.


Et du mauvais goût…

Adopter un style en pensant qu’il est dans la tendance, alors qu’il est nul. En cela, le normcore représente tout ce que je déteste.


Avez-vous déjà retourné votre veste ?

Jamais. J’ai toujours été moi-même. Pourtant, pour beaucoup de gens, j’ai retourné ma veste lorsque j’ai rejoint les Juveniles. Avant, je jouais dans des groupes de math rock assez indé et hors circuit et là je me retrouvais dans un groupe pop main-stream qui marchait bien.


Avez-vous déjà pris une veste ?

Une grosse lors de la dernière Route du Rock en allant voir Tame Impala. Je ne m’attendais pas à ce que le concert soit aussi énorme.


À qui voudriez-vous tailler un costard ?

Alors là, il y a le choix, mais je dirais Salut c’est cool.


Qui a bien pu inventer le verbe s’endimancher ?

Michel Drucker, sans aucun doute.


La mode étant un éternel recommencement. Que vont-ils bientôt remettre au goût du jour 

Les costards de couleur.


Pour finir, comment doit-on s’habiller pour aller à une Partyfine ?

Un jean basique et un t-shirt fantaisie feront l’affaire. Car lors d’une Partyfine, tu danses, tu sues et tu as besoin d’être à l’aise.





Trust

Né à Dakar, élevé à Saint-Malo et installé aujourd’hui à Rennes, Clarens est le projet du jeune Ousseynou Cissé. En signant sur le label de Yuksek, Partyfine, le producteur devrait voir sa cote de popularité grimper en flèche dans les mois à venir. En effet, Trust, sa carte de visite imprimée à l’encre du r’n’b électro, rappelle le meilleur de Twin Shadow et de Clams Casino et se place incontestablement comme le tube d’un été en pente douce.


Clarens, Trust (Partyfine). https://soundcloud.com/clarensmusic

Illustration
© Elly Olman

MENU

  • Facebook
  • Instagram