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François Damiens, interview recto/verso



Photos et interview / Matthieu Chauveau pour Kostar Publié dans le magazine Kostar n°48 - décembre 2015-janvier 2016


Interview recto

Le résumé de Cowboys est succinct : vous partez à la recherche de votre fille de 16 ans qui disparaît lors d’un rassemblement country dans l’Est. Il est interdit d’en dire plus ?

Non, bien sûr. Sa disparition est liée au milieu djihadiste. Mais, ce n’est pas un film sur ceux qui partent faire le djihad. C’est un film sur ceux qui restent. L’histoire d’une famille confrontée au fracas d’un monde en train de changer.

Le titre est trompeur : il ne s’agit pas d’un western (quoique). Comment le définissez-vous ?

C’est un film de genre, qui part d’une situation terre à terre – la fugue d’un enfant –, pour parler simplement de quelque chose de très compliqué.

Est-ce le travail de Thomas Bidegain comme scénariste pour Jacques Audiard qui vous a décidé à accepter son premier film ?

Je me suis dit que s’il se lançait, il savait où il allait. Je n’étais pas le seul à avoir confiance. Le film a été vendu sur la base du scénario, alors que les acteurs n’avaient pas encore été choisis !

On vous a découvert comique. Vous êtes épatant dans les rôles dramatiques. Quel registre préférez-vous ?

Je prends autant de plaisir dans les deux, à partir du moment où je suis en confiance. J’aime manger dans un fast-food et à d’autres moments dans un bon restaurant. Même si je ne veux pas non plus réduire la comédie au fast-food…

On vous voit enfourcher une guitare et chanter une ballade country. C’est pas du chiqué ?

Non, je joue et chante vraiment. J’ai pris trois mois de cours de chant et de guitare. C’était la partie la plus difficile du film. Jouer de la guitare, c’est techniquement compliqué. Mais le chant, c’était encore autre chose.




Interview verso

Votre personnage de Cowboys n’est pas du genre à la fermer. Pas trop dur après le rôle peu loquace dans La Famille Bélier ?

Non. Le pire pour un acteur, c’est justement d’avoir l’impression de faire quelque chose qu’il a déjà fait. Un acteur qui se répète, c’est un peu le serpent qui se mord la queue.


Votre fameux double adepte de la caméra cachée, François l’embrouille, aurait-il sa place dans une manifestation country ?

Tout à fait. Mais il serait plutôt du côté du bar, à raconter des blagues, que sur scène à chanter. Je vois très bien quelles conneries il pourrait faire. Où que je sois, François l’embrouille n’est jamais bien loin !

Dans la vie, vous êtes plutôt François l’embrouille qu’Alain le cowboy ?

Je me sens proche des deux. Je suis capable d’être sérieux pendant 10 minutes, et de passer d’un seul coup une demi-heure à déconner. C’est un peu déstabilisant pour mon entourage. Pour moi aussi d’ailleurs.

Votre cowboy et votre western préférés ?

N’importe quel cowboy d’Il était une fois dans l’Ouest. Mais je vais vous faire une confidence : je n’ai jamais vu de western ! Je vais peu au cinéma. Je n’aime pas trop regarder les films, et encore moins ceux dans lesquels je joue.

Et votre entourage, il regarde vos films ?

Oui. Mais tout l’art, c’est d’essayer qu’il ne me reconnaisse pas.

Qu'est-ce qu'un vrai cowboy ?

Quelqu’un qui ne recule pas, qui fonce. Quelqu’un qui ne se met jamais de dos.

Alors cette pose verso pour Kostar, elle n’était pas trop compliquée ?

Si, mais heureusement, vous n’étiez armé que d’un appareil photo !

Les cowboys, un film de Thomas Bidegain Avec François Damiens, Finnegan Oldfield, Agathe Dronne

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