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Julien Grosvalet, nouvelle vague


Texte / Vincent Braud * Photo / Matthieu Pinson Publié dans le magazine Kostar n°48 - décembre 2015-janvier 2016

Né en mai, Julien Grosvalet fait ce qu’il lui plaît. L’évocation d’un “vieux rêve”, chez ce jeune trentenaire, pourrait faire sourire si son premier souvenir de danse ne remontait pas si loin. Il marchait tout juste (il avait deux ans !) qu’il voulait déjà danser. Le voilà, aujourd’hui, à la tête de “sa” compagnie.

C’est à Saint-Nazaire que tout a commencé aux côtés d’un papa qui codirigeait la Maison des Jeunes. Premier cours à cinq ans, puis le conservatoire. Et c’est pendant ces années de conservatoire qu’il rencontre Claude Brumachon et Benjamin Lamarche. Une échappée de deux ans à Bruxelles où son chemin croise Anne Teresa De Keersmaeker, puis une autre à Barcelone, le temps de découvrir le travail de Ramón Oller et de sa compagnie Metros. Ce qui lui vaut d’être de l’aventure Aïda au Liceu. De retour au pays, le voilà danseur permanent au Centre chorégraphique national de Nantes en 2007.


« Dans un coin de ma tête, j’ai toujours eu envie de chorégraphier… »

Depuis 2007, Julien est de (presque) toutes les créations du CCNN. Une aventure qui implique un engagement total. Pour autant, il l’avoue volontiers : « dans un coin de ma tête, j’ai toujours eu envie de chorégraphier… » Lorsque Claude Brumachon lui offre, en 2012, une carte blanche, il saute naturellement le pas. Deux ans plus tard, la compagnie est créée : R14, non par nostalgie automobile, juste la contraction de Room 12+2. C’est d’ailleurs en 2014 que sera dansée sa première pièce Forbidden light. Clin d’œil à Magritte. Une “petite forme” qui en appellera forcément d’autres.

Lorsqu’il croise Élisabeth Zana, c’est un autre choc : « Après la mort de sa fille, emportée par le tsunami de 2004 en Thaïlande, cette femme s’est engagée pour soutenir les orphelins dans ce pays… » La première “vraie” création de Julien, ce sera donc Tsunami. Un quintet dont il réserve la première aux Nazairiens. Pour patienter, il continue d’écrire. Comme La première vague, un solo sur lequel surfe son regard.


Interprète dans D’indicibles violences et La fulgurance du vivant

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