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Melaine Dalibert, une musique minimaliste comme une avancée de nuage


Texte / Matthieu Chauveau * Photo / Delphine Dauphy Publié dans le magazine Kostar n°55 - avril-mai 2017

On oppose souvent l’esprit scientifique à la sensibilité artistique. Un anticonformiste comme Melaine Dalibert est là pour nous rappeler qu’on a tort. Formé au conservatoire de Rennes puis de Paris (premier prix de piano en 2002), le pianiste rennais n’a même pas soufflé ses quarante bougies qu’il jouit déjà du plus profond respect de ses pairs, tant comme concertiste que comme compositeur, rôle dans lequel il s’illustre avec originalité. Ses pièces musicales, il les écrit en se basant sur des théories mathématiques, des « processus fractals » qui mettent à mal le mythe romantique du compositeur à l’inspiration quasi-divine. « Cela donne une musique qui est potentiellement infinie, des pièces où l’on peut piocher des extraits comme on veut, sans réel début ni fin. Écouter ma musique, c’est un peu comme regarder des nuages. Il y a de lentes transformations. » Qui a dit qu’il n’y avait pas de poésie dans les mathématiques ? Pour Variations, le pianiste confrontera des pièces de ses compositeurs minimalistes préférés avec les siennes pour des concerts annoncés comme des « selfies musicaux ».

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Illustration
© Alexia Moutel

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