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The Slow Sliders, la force pop tranquille


Texte et photo / Matthieu Chauveau Publié dans le magazine Kostar n°62 - octobre-novembre 2018


Venus de Brest et installés à Nantes, les Slow Sliders sortent Glissade Tranquille, leur premier album.

Quand on a découvert il y a quatre ans – ébahis – les Slow Sliders sur scène, on n'aurait pas parié que toute la musique qu'ils aiment, elle vient de là, elle vient du blues. Et pourtant, c'est bien au classic rock que les Brestois ont été biberonnés, avant de se présenter comme on les connaît : en virtuose d'une pop indé bien de leur temps, pile-poil entre le songwriting faussement bancal d'un Mac DeMarco et le lyrisme planant d'un Beach House.

Retour aux années lycée, soit dans un passé pas si lointain (les quatre musiciens cumulent à peine 100 ans) du côté de Lesneuven dans le Finistère. Victor, Gwen, Clovis et Axel reprennent les Beatles, Stones, Hendrix et Doors et dissèquent les listes des "meilleurs albums de tous les temps". C'est sur l'un d'entre eux, Astral Weeks de Van Morrison, qu'ils trouvent leur nom (la chanson Slim Slow Slider) avant de multiplier les concerts, dont un tremplin blues qu'ils remportent ! « Tous les soixantenos gueulaient Stairway to Heaven » (NDLR. morceau archi-rebattu de Led Zeppelin) se marre Victor le chanteur, regard jovial derrière ses lunettes qu'il n'y a pas si longtemps il portait rafistolées avec du scotch, même sur scène.


On les place sans hésiter parmi les meilleurs groupes à avoir jamais émergé à Nantes

Inutile de le préciser, les Slow Sliders ne sont pas du genre à se la raconter. On les place pourtant sans hésiter parmi les meilleurs groupes à avoir jamais émergé à Nantes, ville qu'ils rejoignent – avec cette fois leurs propres compositions sous le bras – sur les conseils d'une autre excellente formation importée de la pointe finistérienne, Bantam Lyons. Et la bande des quatre de s'imposer d'emblée par leurs concerts mémorables, jouant du contraste entre une attitude hyper relax et une maîtrise musicale bluffante. « Il faut dire que nous nous sommes beaucoup entraînés sur les classiques », s'excuse presque Gwen, le guitariste. Toujours est-il que l'excellence pop des Slow met tout le monde d'accord, aussi bien les Trans Musicales (programmation dès 2014) que Miossec, qui après avoir partagé l'affiche avec eux lors d'un festival leur déclare sa flamme. Lui enverront-ils un exemplaire de leur épatant premier album ? 


Glissade Tranquille (Kythibong) www.kythibong.org

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