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VideoClub : “Le costume de l'emploi”


Interview / Cédric Bonetti * Photo / Aube Perrie / Louise Mekylla Publié dans le magazine Kostar n°71 - été 2020

Vous êtes des gens stylés, depuis quand faites-vous attention à votre look ?

Adèle : Depuis le début du lycée, j’y fais attention. Car c’est le miroir de notre personnalité. Matthieu : Moi, depuis tout petit. Mais on fait en sorte que ça n’ait l’air ni important ni réfléchi.


Pensez-vous avoir le costume de l’emploi ?

Nos tenues sont réfléchies et cool, à l’image de VideoClub. Disons qu’on crée notre costume de l’emploi.


Comment choisissez-vous votre costume de scène ?

On regarde partout sur des sites. On essaie souvent d’avoir une pièce accordée entre nous pour avoir un rappel, pour que ça matche sur scène. On va braquer les friperies parce que c’est là qu’on trouve des pièces uniques, un peu vintage qui claquent. Et en plus, c’est éco-responsable.


Quel rapport entretenez-vous avec la mode ?

Adèle : Je m’y intéresse de plus en plus. Avec la notoriété, les marques nous contactent. On va avoir une styliste pour nous aider. On apprend à mieux connaître les marques et la mode nous accompagne dans notre changement.

Matthieu : Moi, j’ai un peu de mal avec le monde premier degré, froid et un peu terne de la mode. Je ne sais pas si j’y suis réfractaire mais je regarde ça de loin.


Pensez-vous être à la mode ?

Adèle : Oui, je pense, ça va.

Matthieu : Disons qu’on n’est pas démodé.


Être à la mode, c’est quoi pour vous ?

Résonner dans l’air du temps, être bien dans ses pompes en 2020. Il faut que les gens puissent s’identifier à nous. Ils nous aiment dans notre apparence et dans ce qu’on fait.


“On va braquer les friperies parce que c’est là qu’on trouve des pièces uniques”

Avez-vous déjà retourné votre veste ?

Adèle : Déjà, j’ai eu une veste réversible. Dans mes goûts, j’accepte de plus en plus de porter les robes alors qu’avant je ne voulais pas. Je critiquais les Doc Martens et j’en porte. Retourner sa veste, c’est un truc qu’on sait bien faire.


Avez-vous déjà pris des vestes ?

Adèle : Pas trop. Jusqu’ici, ça va plutôt bien.

Matthieu : Il y a peu, sur scène, j’ai demandé à un public froid et difficile s’il voulait que le concert se passe bien. Je n’ai pas eu de réaction. C’était une vraie veste et je n’ai plus parlé du concert.


Qu’y a-t-il dans votre valise quand vous partez en tournée ?

Beaucoup de chaussettes car c’est important les chaussettes. Et le double du nombre de jour. Des paillettes, beaucoup de vêtements de scène, bientôt un maillot de bain. Des livres : L’Homme qui pleure de rire de Beigbeder et La Chute de Camus.


À qui voudriez-vous tailler un costard ?

Matthieu : J’ai vu une vidéo horrible sur Instagram d’humains qui tuent les phoques à coup de pioche, c’est épouvantable.

Adèle : Dans le même sens, je dirais les mecs qui se prennent en photo dans la savane avec des tigres qu’ils ont tués. J’aurais bien envie de les tuer et de poser avec.


Quel est le comble du chic ?

Adèle : Porter des talons. Je pensais que je ne pourrais pas, et les colliers ras du cou. Matthieu : Le carré Hermès chez un garçon. C’est osé mais quand c’est bien porté, c’est beau.


Quel est le comble du mauvais goût ?

Les chaussettes mal assorties et les tee-shirt col en  V.


Quelle personnalité voudriez-vous relooker ?

Le pape. On pourrait faire un truc intéressant qui le mettrait en dichotomie avec sa fonction. Genre un Levi’s 501 et un autre couvre-chef !


Qui rêveriez-vous de déshabiller ?

Adèle : Matthieu va dire Lara Croft, moi c’est Leonardo Di Caprio jeune.

Matthieu : Bon Lara Croft mais je le dis avec pudeur.


Votre premier tee-shirt de groupe ?

On en a plein. Sonic Youth, Mötley Crüe, Oasis, Chromatics. Il y a aussi le tee-shirt de VideoClub mais c’est pas du jeu !


Club panorama, Saint-Nazaire, 25 juillet, Chabada, Angers, 1er octobre.




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Illustration
© Alexia Moutel

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